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Sommaire
des sections du discours
Ce sommaire a été envoyé à Arnaud et de là il
s’est établi une correspondance entre Leibniz et Arnaud. La controverse
entre Arnaud et Leibniz porte avant tout sur la notion de liberté, le
déterminisme de Dieu, le libre arbitre.
Pour bien comprendre le discours, il est
indispensable de lire cette correspondance.
Leibniz dans son ouvrage « le discours de la
métaphysique reprend point par point les 37 sections de ce sommaire.
1.de la
perfection divine, et que Dieu fait tout de la manière la plus souhaitable.
2. contre
ceux qui soutiennent qu’il n’y a point de bonté dans les ouvrages de Dieu ;
ou bien que
les règles de la bonté et de la beauté sont arbitraires.
3. contre
ceux qui croient que Dieu aurait pu mieux faire.
4. que
l’amour de Dieu demande une entière satisfaction et acquiescence touchant ce
qu’il fait, sans qu’il faille être quiétiste pour cela.
5. en quoi
consiste les règles de la perfection de la divine conduite, et que la
simplicité des voies est en balance avec la richesse des effets.
6.que Dieu
ne fait rien hors de l’ordre et qu’il n’est pas même possible de feindre des
événements qui ne soient point réguliers.
7. que les
miracles sont conformes à l’ordre général, quoiqu’ils soient contre les
maximes subalternes, et de ce que Dieu veut ou qu’il permet, par une
volonté générale ou particulière.
8. pour
distinguer les actions de Dieu et des créatures, on explique en quoi
consiste la notion d’une substance individuelle.
9. que
chaque substance singulière exprime tout l’univers à sa manière, et que dans
sa notion tous ses événements sont compris, avec toutes leurs circonstances
et toute la suite des choses extérieurs.
10.
que l’opinion des formes substantielles a quelque chose de solide, mais, que
ces formes ne changent rien dans les phénomènes et ne doivent point être
employées
pour
expliquer les effets particuliers.
11.
que les méditations des Théologiens et des philosophes qu’on appelle
scolastiques ne sont pas à mépriser entièrement.
12. que les
notions qui consistent dans l’étendue enferment quelque chose d’imaginaire
et ne sauraient constituer la substance du corps.
13. comme la
notion individuelle de chaque personne enferme une fois pour toutes ce qui
lui arrivera jamais, on y voit les preuves a priori de la vérité de
chaque événement, ou pourquoi l’un est arrivé plutôt que l’autre. Mais ces
vérités, quoique assurée, ne laissent pas d’être contingentes, étant fondées
sur le libre arbitre de Dieu ou des créatures, dont le choix a toujours ses
raisons qui inclinent sans nécessiter.
14. Dieu
produit diverses substances selon les différentes vues qu’il a de l’univers,
et par l’intervention de Dieu la nature propre de chaque substance porte que
ce qui lui arrive à l’une répond à ce qui arrive à toutes les autres, sans
qu’elles agissent immédiatement l’une sur l’autre.
15. l’action
d’une substance finie sur l’autre ne consiste que dans l’accroissement du
degré de son expression joint à la diminution de celle de l’autre, autant
que Dieu les oblige de s’accommoder ensemble.
16. le
concours extraordinaire de Dieu est compris dans ce que notre essence
exprime, car cette expression s’étend à tout, mais il surpasse les forces de
notre nature ou notre expression distincte, laquelle est finie et suit
certaines maximes subalternes.
17. exemple
d’une maxime subalterne ou loi de la nature, où il est montré que Dieu
conserve toujours la même force, mais non pas la même quantité de mouvement,
contre les cartésiens et plusieurs autres.
18. la
distinction de la force et de la quantité de mouvement est importante entre
autres pour juger qu’il faut recourir à des considérations métaphysiques
séparées de l’étendue afin d’expliquer les phénomènes des corps.
19 utilité
des causes finales dans la physique.
20. passage
remarquable de Socrate chez Platon contre les philosophes trop matériels.
21. si les
règles mécaniques dépendaient de la seule géométrie sans la métaphysique,
les phénomènes seraient tout autres.
22.
conciliation des deux voies par les finales et par les efficientes pour
satisfaire tant à ceux qui expliquent la nature mécaniquement qu’à ceux qui
ont recours à des natures incorporelles.
23 pour
revenir aux substances immatérielles, on explique comment Dieu agit sur
l’entendement des esprits et si on a toujours l’idée de ce qu’on pense.
24. ce que
c’est une connaissance claire ou obscure ; distincte ou confuse, adéquate et
intuitive ou suppositive ; définition nominale, réelle, causale,
essentielle.
25. en quel
cas notre connaissance est jointe à la contemplation de l’idée.
26. que nous
avons en nous toutes les idées; et de la réminiscence de Platon.
27 comment
notre âme peut –être comparée à des tablettes vides et comment nos notions
viennent des sens.
28.Dieu seul
est l’objet immédiat de nos perceptions qui existe hors de nous, et lui seul
est notre lumière.
29.
cependant nous pensons immédiatement par nos propres idées et non par celles
de Dieu.
30. comme
Dieu incline notre âme sans la nécessiter ; qu’on n’a point le droit de se
plaindre, et qu’il ne faut point demander pourquoi Judas pèche, mais
seulement pourquoi Judas le pécheur est admis à l’existence préférablement à
quelques autres personnes possibles . De l’imperfection originale avant le
péché, et des degrés de la grâce.
31 des
motifs de l’élection, de la foi prévue, de la science moyenne, du décret
absolu, et que tout se réduit à la raison pourquoi Dieu a choisi pour
l’existence une telle personne possible, dont la notion enferme une telle
suite de grâces et d’actions libres ; ce qui fait cesser tout d’un coup les
difficultés.
32 utilité
de ces principes en matière de piété et de religion.
33.
explication de l’union de l’âme et du corps qui a passé pour inexplicable ou
pour miraculeuse, et de l’origine des perceptions confuses.
34. de la
différence des esprits et autres substances, des âmes ou formes
substantielles, et que l’immortalité qu’on demande importe le souvenir.
35.
excellence des esprits, et que Dieu les considère préférablement aux autres
créatures. Que les esprits expriment plutôt Dieu que le monde, mais que les
autres substances simples expriment plutôt le monde que Dieu.
36. Dieu est
le monarque de la plus parfaite république composée de tous les esprits, et
la félicité de cette cité de Dieu est son principal dessein.
37. Jésus-
Christ a découvert aux hommes le mystère et les lois admirables du royaume
des cieux et la grandeur de la suprême félicité que Dieu prépare à ceux qui
l'aiment.
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