37 sections du Discours de métaphysique

Leibniz

1646-1716

 
   

 

Sommaire des sections du discours

Ce sommaire a été envoyé à Arnaud et de là il s’est établi une correspondance entre Leibniz et Arnaud. La controverse entre Arnaud et Leibniz porte avant tout sur la notion de liberté, le déterminisme de Dieu, le libre arbitre.

Pour bien comprendre le discours, il est indispensable de lire cette correspondance.

Leibniz dans son ouvrage «  le discours de la métaphysique reprend point par point les 37 sections de ce sommaire.

 

1.de la perfection divine, et que Dieu fait tout de la manière la plus souhaitable.

2. contre ceux qui soutiennent qu’il n’y a point de bonté dans les ouvrages de Dieu ;

ou bien que les règles de la bonté et de la beauté sont arbitraires.

3. contre ceux qui croient que Dieu aurait pu mieux faire.

4. que l’amour de Dieu demande une entière satisfaction et acquiescence touchant ce qu’il fait, sans qu’il faille être quiétiste pour cela.

5. en quoi consiste les règles de la perfection de la divine conduite, et que la simplicité des voies est en balance avec la richesse des effets.

6.que Dieu ne fait rien hors de l’ordre et qu’il n’est pas même possible de feindre des événements qui ne soient point réguliers.

7. que les miracles sont conformes à l’ordre général, quoiqu’ils soient contre les maximes subalternes, et de ce que Dieu veut ou qu’il  permet, par une volonté générale ou particulière.

8. pour distinguer les actions de Dieu et des créatures, on explique en quoi consiste la notion d’une substance individuelle.

9. que chaque substance singulière exprime tout l’univers à sa manière, et que dans sa notion tous ses événements sont compris, avec toutes leurs circonstances et toute la suite des choses extérieurs.

10. que l’opinion des formes substantielles a quelque chose de solide, mais, que ces formes ne changent rien dans les phénomènes et ne doivent point être employées

pour expliquer les effets particuliers.

11. que les méditations des Théologiens et des philosophes qu’on appelle scolastiques ne sont pas à mépriser entièrement.

12. que les notions qui consistent dans l’étendue enferment quelque chose d’imaginaire et ne sauraient constituer la substance du corps.

13. comme la notion individuelle de chaque personne enferme une fois pour toutes ce qui lui arrivera jamais, on y voit les preuves a priori de la vérité de chaque événement,  ou pourquoi l’un est arrivé  plutôt que l’autre. Mais ces vérités, quoique assurée, ne laissent pas d’être contingentes, étant fondées sur le libre arbitre de Dieu ou des créatures, dont le choix a toujours ses raisons qui inclinent sans nécessiter.

14. Dieu produit diverses substances selon les différentes vues qu’il a de l’univers, et par l’intervention de Dieu la nature propre de chaque substance porte que ce qui lui arrive à l’une répond à ce qui arrive à toutes les autres, sans qu’elles agissent immédiatement l’une sur l’autre.

15. l’action d’une substance finie sur l’autre ne consiste que dans l’accroissement du degré de son expression joint à la diminution de celle de l’autre, autant que Dieu les oblige de s’accommoder ensemble.

16. le concours extraordinaire de Dieu est compris dans ce que notre essence exprime, car cette expression s’étend à tout, mais il surpasse les forces de notre nature ou notre expression distincte, laquelle est finie et suit certaines maximes subalternes.

17. exemple d’une maxime subalterne ou loi de la nature, où il est montré que Dieu conserve toujours la même force, mais non pas la même quantité de mouvement, contre les cartésiens et plusieurs autres.

18. la distinction de la force et de la quantité de mouvement est importante entre autres pour juger qu’il faut recourir à des considérations métaphysiques séparées de l’étendue afin d’expliquer les phénomènes des corps.

19 utilité des causes finales dans la physique.

20. passage remarquable de Socrate chez Platon contre les philosophes trop matériels.

21. si les règles mécaniques dépendaient de la seule géométrie sans la métaphysique, les phénomènes seraient tout autres.

22. conciliation des deux voies par les finales et par les efficientes pour satisfaire tant à ceux qui expliquent la nature mécaniquement qu’à ceux qui ont recours à des natures incorporelles.

23 pour revenir aux substances immatérielles, on explique comment Dieu agit sur l’entendement des esprits et si on a toujours l’idée de ce qu’on pense.

24. ce que c’est une connaissance claire ou obscure ; distincte ou confuse, adéquate et intuitive ou suppositive ; définition nominale, réelle, causale, essentielle.

25. en quel cas notre connaissance est jointe à la contemplation de l’idée.

26. que nous avons en nous toutes les idées; et de la réminiscence de Platon.

27 comment notre âme peut –être comparée à des tablettes vides et comment nos notions viennent des sens.

28.Dieu seul est l’objet immédiat de nos perceptions qui existe hors de nous, et lui seul est notre lumière.

29. cependant nous pensons immédiatement par nos propres idées et non par celles de Dieu.

30. comme Dieu incline notre âme sans la nécessiter ; qu’on n’a point le droit de se plaindre, et qu’il ne faut point demander pourquoi Judas pèche, mais seulement pourquoi Judas le pécheur est admis à l’existence préférablement à quelques autres personnes possibles . De l’imperfection originale avant le péché, et des degrés de la grâce.

31 des motifs de l’élection, de la foi prévue, de la science moyenne, du décret absolu, et que tout se réduit à la raison pourquoi Dieu a choisi pour l’existence une telle personne possible, dont la notion enferme une telle suite de grâces et d’actions libres ; ce qui fait cesser tout d’un coup les difficultés.

32 utilité de ces principes en matière de piété et de religion.

33. explication de l’union de l’âme et du corps qui a passé pour inexplicable ou pour miraculeuse, et de l’origine des perceptions confuses.

34. de la différence des esprits et autres substances, des  âmes ou formes substantielles, et que l’immortalité qu’on demande importe le souvenir.

35. excellence des esprits, et que Dieu les considère préférablement aux autres créatures. Que les esprits expriment plutôt Dieu que le monde, mais que les autres substances simples expriment plutôt le monde que Dieu.

36. Dieu est le monarque de la plus parfaite république composée de tous les esprits, et la félicité de cette cité de Dieu est son principal dessein.

37. Jésus- Christ a découvert aux hommes le mystère et les lois admirables du royaume des cieux et la grandeur de la suprême félicité que Dieu prépare à ceux qui l'aiment.

 

 

 

 

 

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