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Il y a une distinction théologique entre
les actions ordinaires de Dieu et les actions extraordinaires( miracles :
ainsi le Christ qui marche sur l’eau viole les lois physiques ou encore la
grâce ( Salut aux uns ou aux autres). les actions extraordinaires se
conforment aux lois physiques établies ( suivent l’ordre).
Chaque substance agit selon sa propre loi qui exprime son essence. Leibniz
pense qu’il y a des substances individuelles . Chaque substance réalise son
essence au travers du temps.
La substance n’est pas objets physiques . C’est des âmes ou analogues.
Ordre particulier
= organisation physique
du monde .
Ordre physique = petite partie de
l’ordre de l’univers.
Les
actions miraculeuses ne sont pas à l’encontre de l’ordre général de
l’univers .
Les miracles sont prévus de toute éternité.
Dieu lorsqu’il a décidé d’organiser le monde a déjà prévu les miracles.
Le miracle viole la régularité physique .
Tout peut être régi par une équation .
Les lois de l’univers, infiniment compliquées, les miracles ne sont pas
extérieurs à cet ordre.
L’ordre général est le plus parfait de tous.
Le plus simple en hypothèse et le plus riche en phénomène. Dans
la section 6, voir le
sommaire, nous avons :
la
volonté : - actions
extraordinaires
- actions ordinaires
La section 7
donne la clé pour le
paragraphe 8 et prolonge immédiatement la section 6.
l'ordre général de l'univers
: - les maximes
subalternes ( soit les lois physiques,
les lois de chaque substance)
- les exceptions aux maximes subalternes
( exemple : les miracles
)
ceci
est à mettre en parallèle avec :
la
volonté la plus générale de Dieu : -
les volontés moins générales
- les volontés
particulières
(qui ne sont pas
conformes à une loi physique et dont les
objets sont expréssement voulus )
Il y a des raisons pour lesquelles Dieu fait
les lois physiques ou les exceptions du type des miracles.
La
volonté la plus générale de Dieu veut l’ordre général de l’univers.Explication
de la Théodicée :
c'est justifier Dieu ( Saint Augustin et
Saint Irénée
en sont parmi les premiers grands
théoriciens)Cela
pose le problème de la compréhension du mal ? Comment justifier Dieu et
comprendre l’existence du mal ?
Saint Augustin et Saint Irénée essayent de voir la conjonction de Dieu bon /
tout puissant qui est incompatible avec le mal.
Pourquoi Dieu laisse le mal ? Ce n’est pas un problème nouveau en
philosophie.
Il y a des actions qui ne sont pas voulues mais permises.
Des actions intrinsèquement mauvaises qui deviennent bonnes par accident.
Le mal fait partie des frais et est produit librement. Dans la section 7 ,
le mot usure signifie par exemple que l’on emprunte 50 Fr et que l’on
rend avec les intérêts 100 Fr.
Il faut qu’il y ait ce mal pour atteindre le bien. Il a des
effets qui amènent progressivement le bien.
On peut objecter à Leibniz le problème de la justice.
Dans un univers physique et spirituel ( éternel, immortel) cela marche que
si l’on admet l’immortalité.
Dieu concourre à l’action de l’assassin . Est
– il responsable de l’action ?
Ceux qui sont contre Dieu, dans l’hypothèse d’un Dieu tout puissant et
omniscient, pense que le mal est un argument contre Dieu, si Dieu est
responsable moralement du mal. Les philosophes actuels tentent de démontrer
que Dieu n’existe pas au travers du mal.
Comment attribuer à Dieu la responsabilité de l’action ?
Et qu’est-ce une action ? Il est nécessaire de le savoir avant de savoir ce
qu’est une responsabilité.
Il faut distinguer les actions de Dieu et les actions humaines.
Il faut expliquer ce qu’est une substance.
Les auteurs d’actions
( agents leibniziens) sont des
substances.
Substance = être agissant
Toute substance agit. Chez Leibniz le passif
n’existe pas.
Spinoza dit que dans l’univers il n’y a qu’une substance ( l’homme est un
mode c'est à dire une manière d’être de Dieu, un monisme , c'est une seule
et même substance).
Substance ( du
réel, sa Nature, selon une définition encyclopédique) , définition nominale
( du mot, type dictionnaire).
Le pluralisme
ontologique est une infinité de substances.
Responsabilité- action – substance faut-il admettre le monisme ou le
pluralisme ?
Nous pouvons parler
de prédicats ( qui est l'attribut du sujet) et non de
propriétés.
Prenons un exemple pour expliquer cela :
Pierre rit, est à la plage, etc .
Pierre n’est pas le prédicat de quelque
chose d’autre.
La substance
a des propriétés mais n’est pas une propriété de quelque chose d’autre(
voir les catégories d’Aristote ) .Leibniz passe de la substance a la
prédication.
Maintenant nous entrons dans la section 8
qui est
cruciale avec la section 13.
La définition nominale de la substance est un sujet dont on
peut attribuer le prédicat mais qui ne peut pas être lui-même propriété (
prédicat) d’autre chose ( cela remonte à Aristote).
Pour comprendre la suite,il
est bon de prendre le texte du discours
à la page 43 de l'édition proposée et depuis…..toute prédication…
Il est posé ici le principe de la
raison suffisante soit : ce qui fait qu’une proposition vraie est vraie.Quelle
est la raison ? Quelle est la nature même des choses ?
(Il
est bien d’utiliser l’article de Louis Couturat ( 1902) qui a découvert
l’opuscule « primae veritates » et qui a été republié en 1995
dans la revue métaphysique et morale no. 1 / 1995,
voir également l’ouvrage de Nicolas Rescher, Leibniz an introduction to his
philosophy , Oxford , Clarendon Press, 1965).
En haut du système de Leibniz, nous trouvons
deux principes :
1) le principe de non-contradiction
Il est impossible que p et sa
négation soient vrais en même temps.
En vertu du principe de non-contradiction, il suit que toute proposition
analytique est vraie.
2)
le principe de raison suffisante
C’est l’inverse, toute proposition vraie est
analytique ( admet tout de même le principe de non-contradiction)
plus celui qui découle des deux principes , le principe des indiscernables
et le principe de la continuité .
Quel rapport y a t-il entre les principes de non-contradiction et de raison
suffisante ?
Pour le principe de non-contradiction , une proposition est vraie uniquement
en vertu du principe de non-contradiction.
Exemple d'une proposition analytique :
Tout homme ( sujet) est un animal
–rationnel- ( prédicat)
Le concept du sujet est contenu dans le
prédicat.
Tout animal rationnel est
un animal
, c’est nécessairement vrai, principe de non-contradiction
Toute
proposition analytique est vraie qu’en vertu du principe de non –
contradiction.Tout
ce qui arrive a une raison ! C’est, donc cela arrive.
Ceci devrait nous étonner un tel énoncé !
Encore un expemple :Marie
est au cinéma à 16h
Cela n’a pas l’air d’une proposition
analytique, il n’y a pas le concept de cinéma dans Marie, ni celui de 16h !
Pour Leibniz, c’est une proposition vraie.
Généralités :
Leibniz n’est pas le premier à annoncer : tout ce qui est a une raison (
raison suffisante).Nous trouvons cela chez Spinoza / Descartes, mais,
sans la logique de Leibniz.
Depuis Kant, le sens analytique est nommé
ainsi, mais on trouve cette équivalence dans le texte de Leibniz, voir page
43, milieu, depuis…..ainsi….
Toute proposition vraie affirmative
universelle ou particulière , nécessaire ou contingente, est analytique, et
est telle que la notion du sujet contient celle du prédicat .
Voyons ceci maintenant:
1)
soit une proposition identique ( identité
explicite)
Prenons un exemple pour
mieux comprendre :
tout homme est un homme
ainsi
A=A
C'est une identité explicite , affirmative,
universelle, nécessaire ( nécessairement vraies, la négation implique la
contradiction).
Toutes les autres propositions sont implicites ou virtuelles ( c’est à dire
d’où l’on peut réduire
les autres propositions affirmatives à des propositions identiques
et
analyser le concept
sujet
/prédicat .
Leibniz utilise cela dans son concept de liberté / déterminisme.
Ainsi si Marie est au cinéma
cela n’est pas nécessairement vrai. Pour Leibniz toute proposition
vraie est réductible à une identité.
2)
soit deux cas d’identité implicite
Tentons d'éclaircir cela soit :
a) tout homme est un animal
b le tout est plus grand que la partie
c) ensemble des vérités métaphysiques
En a) tout homme est un animal
, donc,
pas d’identité implicite, tout animal rationnel est un animal
ce qui entraîne qu'il n'y a pas
identité explicite et cela entraîneune réduction ( analyse notion du sujet
, affirmatif, unir, nécessairement vraies, on ne peut nier ces affirmations
sans avoir quelque chose de contradictoire).
Donc, 1) et 2) sont du domaine des vérités nécessaires, vérités a
priori
Encore
un exemple :
Marie est à la plage( prédicat, en t’)
Paul est au cinéma(prédicat, en t’)
Leibniz a besoin de deux thèses, il faut une
notion de Marie, concept du sujet exprimé, il faut que Marie ait une essence
individuelle.
L’essence de Marie doit être
d’essence différente, essence spécifique,
notre essence, c’est d’être humain.
Chez Leibniz, les essences sont individuelles.Chaque essence a une
essence individuelle, le principe de
raison suffisante l’exige .
L’essence individuelle doit être infiniment complexe et a
toutes les possibilités contingentes de
Marie ( ainsi, Marie est à dix mille km de la planète x, boit un thé à
Moscou, etc)
Comme cela la logique rejoint la métaphysique.
En
2) ,
il y a deux façons de poser la vérité :
a) par une analyse finie ( notion sujet, homme
animal rationnel )
donc
identité.
C’est plus long à analyser avec « le tout
est la partie », mais dans tous ces énoncés, on pose une identité explicite
au terme d’une analyse ( un pas, un deuxième pas…….) . Au terme l’analyse
est finie avec une proposition contingente, l’analyse est infinie.
b) - une identité implicite, c’est à dire
virtuelle
- l’analyse est infinie.
Le processus d’analyse est
infini ( à supposer que l’infini ait un terme). Nous sommes finis donc on
ne peut pas faire une analyse alors les propositions contingentes sont
connues qu’à posteriori ( il faut justifier la croyance par
l’expérience,soit par exemple que Marie nous téléphone de Moscou ou que je
la rejoigne à la plage, etc, vérités affirmatives, unies, vraies,
connaissables a priori ).
a) et b)
sont
vérités nécessaires + connaissables a priori
Marie est à la plage est un vérité
contingente connaissable a posteriori ( par expérience) pour nous, car Dieu
peut poursuivre l’analyse à l’infini, nous, nous ne pouvons pas !
Pour Leibniz, les
vérités sont des
vérités contingentes :
analyse infinie,
propriété synthétique ( terme kantien), pour arriver à une identité
explicite qui entraîne une analyse à l’infini. Synthétique pour nous, mais,
pas pour Dieu.
Pour
les vérités nécessaires : l'analyse
est finie.
Rien n’arrive sans raison.
Toute proposition affirmative vraie est analytique .
Chez Leibniz, la raison suffisante est en rapport avec sa théologie. Il
faut se mettre dans la position de Dieu avant la création.
Dieu regarde les compossibles. Dans chaque monde possible, il y a réunion
des compossibles. L’essence complète préexiste au monde possible.
La notion complète, infiniment complète dépend de l’essence individuelle (
ou être complet) de Marie, dépend de savoir dans quel monde Marie se trouve.
Cela n’est pas la même Marie dans deux mondes possibles.
Chaque individu est une
notion complète car il contient tous les prédicats .La
notion complète dépend de l’infinité des relations avec les autres essences,
relation spatiale et temporelle.
La théorie des mondes possibles n’admet pas d’identité transmondaine.
Il n’y a pas deux
mêmes individus dans deux mondes différents.
( Certains philosophes (Kripke ) admettent le même
individu dans deux mondes possibles, car il n’admet pas l’essence
individuelle).
L’être abstrait ( ex : le triangle ) est
incomplet.
La substance individuelle est un être complet.
La substance
( complète, c’est à dire contient tous les prédicats) et accident(qui
n'est pas une notion complète).
Ayons recours
encore une fois à un exemple :
Jules César
a franchi
le Rubicon
Jules César est une substance individuelle (
sujet) .Le
Rubicon est un accident, qui n’est pas une notion complète.
La substance contient analytiquement la totalité des accidents.
Le corps est un agrégat d’une infinité de substances.
La substance chez Leibniz est une âme ou
analogue a une âme.
L’accident est tel que la notion ne peut être analysée.
C’est l’application de la raison
suffisante ( toute
propriété affirmative vraie est analytique
Le
prédicat est dans la notion de sujet - dans sa formulation logique .
C’est le principe de Leibniz par excellence.
Nous pouvons déduire que les propriétés
nécessaires ( ex . c’est un homme) sont nécessaires et non les contingentes
( ex : il portait des sandales ).
Les propriétés contingentes sont connues a posteriori ( par expérience ).
Pour Kant a posteriori et synthétique.
Pour Leibniz analytique et connue par Dieu. Une
petite patenthèse explicative
du terme
de hecceïté dans le texte: Pour « Dans Scot,
philosophe » , haeccité ,c’est le ceci ité , ce qui fait
que quelque chose est individuel.
Voyons un peu ce qu'est la prescience
divine : Dieu connaît tous les événements,
même les événements libres, car il voit, par exemple, la notion complète
d’Alexandre et de ses prédicats, la prescience est à distinguer de la
prédétermination ( telle cause + telle loi causale déterminent que
l’événement aura lieu, chaîne causale.
Pourquoi nous avons une prédétermination ? Car Dieu établit
avant même de créer l’univers, y compris les actions libres
Plantinga , philosophe vivant et moderne, admet la prescience
, mais pas la prédétermination, car pour lui il est impossible qu’une action
soit libre et causalement prédéterminée.
Leibniz et Hume pense que l’action est libre.
Swinburne nie les deux.
Tous les théologiens ne sont pas d’accord avec Leibniz.
L’infinité des rapports qu’Alexandre
entretient avec l’infinité des autres choses dans le meilleur des mondes
possibles donc
Alexandre a cette essence individuelle .
Une autre essence entraîne
un autre rapport donc il n'y a pas
d’identité transmondaine.
Il y a une relation temporelle avec tout ce qu’il y a dans
l’univers.
Exemple :
Alexandre a chaussé ses
sandales 44 millions d’années avant que l’étoile Stella implose.
Tout ainsi a des traces de substance. C’est une relation
entre notre âme et une infinité de relations.
Dieu lit notre âme et voit un grain de sable
sur Mars.
Toute l’histoire de l’univers est réfléchi dans notre âme. Chaque âme est un
microcosme de l’univers.
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