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Ce problème moral
concerne la section 4 du
sommaire .
Il se dégage dans ce paragraphe les conséquences de la
thèse « ce monde
est le meilleur possible ».
Dieu agit toujours de la manière la plus parfaite.
fondement
: - amour envers Dieu
- action ( moral)
Dans le texte dès …..celui qui aime…..se dégage
la thèse générale de cette section. Une petite explication du texte :
Idem
velle et idem nolle vera amiticia est
signifie : vouloir la même chose et ne pas
vouloir la même chose, voilà la véritable amitié.
( on trouve
une forme de cela chez Aristote dans son Ethique à Nicomaque ). Il
s’agit du principe de l’amitié. Ici, le mot amitié n’est pas pertinent. Si
l’on trouve ce terme trop faible, on le remplace par le terme amour.
Si le terme amour ( sens passion des 18-19ièmes siècles) on le remplace par
amitié.
Il s’agit de l’union entre deux êtres basée sur la raison et la vertu
morale.
l'amitié : - plaisir ( Aristote )
- utile ( Aristote)
- vertu ( cette notion a traversé toute la culture occidentale
)
Il ne s’agit pas ici de « suivisme » dans le sens de
s’adapter ou de se soumettre. C’est une union forte pour ses propres raisons
à vouloir certaines choses ou à ne pas vouloir d’autres. Etre libre pour
préférer ceci ou cela et au bout du compte , il y a coïncidence . C'est une
conviction chez Leibniz, Spinoza, Aristote que ce qui fait se ressembler ne
se révèle pas des passions ( affects égoïstes).
Vivre de manière bonne, raisonnable. C’est sur ce modèle que Leibniz conçoit
l’amour de Dieu( modèle de l’amitié fondé sur la vertu). Tendre vers cela
dans les limites de nos possibilités. L’amour envers Dieu suppose que l’on
soit satisfait de ce qu’il a fait quant au passé.
Pour être satisfait, il faut comprendre que Dieu a fait
le meilleur monde possible. Dieu ne demande pas de cultiver la soumission.
La connaissance que Dieu a fait
le meilleur monde possible est la condition nécessaire pour aimer Dieu .
Cette connaissance
fait aimer Dieu, c’est la justification d’aimer Dieu. C’est une condition
suffisante. Il suffit d’avoir compris que Dieu a fait le meilleur des mondes
possibles.
Avant ce passage il y a une satisfaction générale et abstraite sans être
satisfait de ce qui nous est arrivé.
Pour Leibniz, tout ce qui nous arrive fait partie de ce monde.
Arrêtons un instant et faisons une petite digression :
personne n’est dans deux mondes possibles car chaque
individu à une essence individuelle ( Saint Thomas
d’Aquin / Aristote admettent une essence au niveau de la race) qui
contient toutes les propriétés et accidents (« pierréité » en nous ).
Dire j’aurais voulu qu’il arrive quelque chose d’autre, c’est dire j’aurais
voulu être quelqu’un d’autre. ( voir section 8 du
sommaire ainsi
que la section 4).
On ne peut pas être satisfait de ce monde et insatisfait de ce qui nous
arrive.
On sait que
ce monde est le meilleur monde possible alors on est satisfait de ce monde
et de ce qui nous arrive .
C’est le début de la section 4.
Une petite explication également concernant le quiétisme (fatalisme) : c’est
une position théologique du 17ième qui dit qu’il n’est pas
nécessaire de chercher son Salut, si l’âme est en repos, il faut simplement
attendre, cela viendra ou pas ).
La raison
paresseuse conduit au fatalisme. Il faut distinguer le fatalisme du
déterminisme.
Chacun de nos actes sont causalement déterminés . La liberté est compatible
avec le déterminisme ( les éléments de l’univers sont causalement
déterminés). On peut être libre même si on est causalement déterminé ( voir
section 13).
Il y a un sophisme
du fatalisme ( nos actions ne font pas partie des causes, événements futurs
).
Le déterminisme de Leibniz n’admet pas le fatalisme car il néglige le fait
que nos actions déterminent les actions futures ( voir les essais de
Théodicée).
Agir, mais alors, comment ?
Selon la volonté présomptive de Dieu. Présumer ce qu’il veut puisqu’on ne
sait pas ce qu’il veut. Si l’action échoue, cela fait partie du meilleur des
mondes possibles, alors que faire ? Agir selon la volonté présomptive de
Dieu. On
est juger sur l’intention pas sur les conséquences. L’intention donne la
valeur morale à l’action. La droite intention vise le bien général (
utilitarisme, soit le maximum de bonheur possible ) . Viser à la fois le
bien de tous et ce qui nous touche.
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