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L’originalité du vivant
Il est bon de préciser qu’il n’y a aucune prétention dans cette page à se suppléer aux spécialistes ! On ne peut que constater l’amplitude de la réalité du monde des vivants au travers des interrogations des scientifiques, philosophes ou autres ! Il est toujours bon de susciter les pourquoi et les comment ! Voyons brièvement quelques éléments scientifiques avec une inévitable interrogation sur l'origine du vivant, soit de l'ordre métaphysique, théologique ou scientifique tout en ayant pris le soion de rappeler dans de très grandes lignes l'origine de la Terre. En guise de préambule citons Jacques Monod
qui est un biochimiste français
né à Paris en 1910, mort à Cannes en 1976. Il devient en 1934 assistant au
laboratoire de zoologie de la faculté des sciences. En 1941, il soutint sa thèse
de Doctorat ès Science sur la croissance bactérienne. Résistant pendant la
seconde guerre, il vint souvent se réfugier à l'Institut Pasteur, où de 1945
à 1953, il dirige le laboratoire de physiologie microbienne, puis en 1954 crée
le service de biochimie cellulaire. Pourquoi
citer cet auteur ? Avant tout pour son ouvrage du hasard et de la nécessité. Le
sens téléonomique est issu de réflexions sur ce hasard et cette nécessité.
Il est peut-être bon de préciser la signification du mot téléonomie que
Jacques Monod a développé dans l’ouvrage précité : c’est l’étude
de la finalité. Dans
l’évolution du vivant, il y a un mécanisme évolutif qui est soit de
l’ordre de la stabilité d’une espèce ou de l’ordre d’une évolution
sous-tendu par mutation, c’est la cohérence téléonomique ( chaque
constituant d’une cellule s’organise pour conserver la survie cellulaire et
non dans un sens de finalité entendu généralement. Il faut encore
souligner ( ou rappeler) que la science repose sur l’expérimentation. Le philosophe, le
théologien ne peuvent se soustraire du pourquoi et du
comment, ne serait-ce que pour essayer de comprendre ce qui semble
une sorte de finalité. Le scientifique de par ses expériences est sans doute
plus entaché à se préoccuper du comment. S’interroger sur l’originalité de la vie, c’est s’interroger sur l’originalité du vivant. Original se dit de ce qui est nouveau par sa conception, sa réalisation, qui n’a pas eu de modèle mais qui peut en être un. A cette question, la réponse est simple : tout, chez les êtres vivants, est original. De la bactérie à l’homme, de leur origine à leur accomplissement le plus ultime, tous les mécanismes moléculaires observés au cours de l’évolution sont d’une originalité extraordinaire. Deux phénomènes se côtoient simultanément : l’un est la stabilité des espèces et l’autre leur évolution. Deux propriétés des êtres vivants assurent la stabilité des espèces qui, pour l’essentiel repose sur l’invariance réplicative ( ou duplicative) de l’ADN ainsi que sur la cohérence téléonomique. Une molécule d’ADN se lit ainsi : dC-dG-dT-dA ( désoxyrhibose –Cytosine-Guanine-Thymine-Adénine). C’est le modèle de la structure ADN. Il est intéressant de constater que d’un brin simple à des brins complémentaires, il y a complémentarité. En résumant outrageusement l’on peut dire qu’un brin dicte le second ! C’est la réplication de l’ADN. Dans l’invariance réplicative il y a une synthétisation qui est précise. Cette invariance préétablie peut comporter des erreurs très minimes. La mutation provient de ces erreurs, elle peut être silencieuse. L’erreur peut améliorer le gêne. Un type d’erreur pourrait être celui d’un enzyme non activé. Il y a comme une sorte d’accumulation et de perte, ou c’est encore dire que la vie s’auto-organise sur la base d’erreurs de copie. Le mécanisme évolutif comporte un aspect de stabilité de l’espèce et une évolution sous-tendue par mutation, c’est la cohérence téléonomique, ce hasard et cette nécessité, cette étude de la finalité. Métaphore simpliste pour souligner cet aspect : prenons un régiment, il aurait le même drapeau, le même numéro depuis de nombreux siècles mais dont les noms des matricules changent maintes fois. Pour définir et préciser le monde des vivants il faut aller au devant des frontières de la connaissance. Elles sont multiples. L’une d’elle est l’origine des premiers systèmes vivants qui est à l’extrémité de l’évolution avec toute l’adaptation et le changement au travers de cette évolution. L’on peut également songer au fonctionnement du système nerveux central de l’homme qui est d’une phénoménale complexité. Pensons aux caractéristiques du cerveau : linguistique, par exemple, la langue est étonnante, les phrases changent sans cesse et l’on comprend toujours ! L’adaptation des organismes est à prendre en considération en regard de son incroyable faculté de s’adapter. La symbiose en est une exemple. La théorie de l’endosymbiose en série fournit une explication cohérente sur l’origine des cellules végétales, en particulier des cellules foliaires. Cette symbiose peut apparaître comme l’un des mécanismes les plus efficaces et les plus rapides de l’évolution. Il existe, par exemple, une symbiose de type mutualiste qui est bénéfique aux deux partenaires représentés par une légumineuse, disons le haricot et une bactérie. Elle est bénéfique aux deux partenaires. Un autre exemple de symbiose parlant est celui du Bernard-l’hermite que tout un chacun connaît. Il y a présentement une association prolongée ou chacun y trouve son compte. Dans les ancêtres primordiaux nous trouvons des bactéries qui sont devenues des hôtes. Il est bien sûr naturel de s’interroger sur la « force créatrice » qui guide l’évolution des vivants. A ce jour et à ce stade de nos connaissances, il n’y a pas de réponse définitive à cette question polémique. Ce qui est frustant, il faut en convenir! On peut trouver une piste dans la théorie des propriétés émergentes. L’élément ( il y a 92 éléments tels le chlore, le calcium, etc) ne peut être cassé. Dans une molécule comme par exemple le sel, NaCl, il s’agit d’une combinaison d’éléments forts différents de par leurs propriétés. Ainsi, la matière organisée a des propriétés émergentes. La vie émerge d’une organisation complexe de structure, nous avons comme une hiérarchie structurale. La combinaison de deux atomes reste un dilemme quant à son pourquoi dans la grande soupe primitive. L’originalité ( dans le sens de nouveau sans modèle mais qui peut en devenir un ) du vivant ( la définition de la vie se trouve dans les conditions nécessaires à cette vie et au besoin de structures minimales ) est que tout est original dans tous les mécanismes cellulaires. La vie est autoréplication, la vie à une capacité d’évolution ( Darwin ). Lorsque nous posons la question de la nécessité, nous pourrions dire que diversité et complémentarité sont une nécessité. La sexualité a joué un rôle pour la différenciation progressive et a engendré la différence. On peut en quelque sorte dire que la vie apparaît mais elle doit encore en quelque sorte se muter. La prolifération du vivant est sujette à une complexification graduelle et croissante. L’évolution se situe sur une sorte de grand arbre phylogénétique. Tout n’évolue pas de manière identique ! L’huître est identique depuis 150.000millions d’années ! Prémisses d’un débat entre théorie évolutionniste et fixiste ! ( voir les remous sous le XIV siècle, Saint-Augustin). Imaginé que la vie est issue du vide, de rien, fait le délice des discussions des métaphysiciens. La chenille quant à elle, elle se transforme en chrysalide et quand elle le fait, elle préfère le faire à partir de rien ! C’est un point de vue qui se respecte lorsqu’on sait que la transformation est interne et radicale. Si l’on pratique une incision dans l’enveloppe, il coule un liquide blanchâtre. C’est tout. Et, elle se transforme entièrement. Nous pourrions faire un interminable inventaire. Si nous nous posons la question d’un hasard neutre et statistiquement prévisible, ou encore si nous demandons si la téléonomie n’est pas paradoxale dans le sens où elle poursuit un projet dans un monde dépourvu de projet ? Le scientifique répondrait peut-être que la science repose sur l’expérimentation et surtout que l’observation est pure merveille, et qu’il se contente souvent d’observer le comment et que le projet n’est pas sa préoccupation principale. Le destin s’inscrit à mesure qu’il s’accomplit et pas avant. La vie serait née de la rencontre de la chimie inorganique et de l’ADN (ADN-ARN-protéine). On part de l’ADN, puis par réplication, transcription, traduction, on arrive à la protéine. Les conditions réunies pour le développement d’un système métabolique restent un problème herculien. Réunir les conditions de base ( méthane, ammoniaque, eau, radioactivité …) sont les conditions de vie. La Terre peut être considérée comme un être vivant pour autant que les définitions du vivant entrent en jeu. Ce qui ferait sans doute le régal des spécialiste de l’écosystème. L’homme, quant à lui, est un individu d’une espèce. Homo sapiens= espèce, d’une mutation ponctuelle. Chacun de nous est un individu « profitant »de quelques mutations mais reste néanmoins de la même espèce ! Pas de vision anthropologique ici dans cette évolution du vivant ! Gustav Andréas Tammann, astrophysicien a travaillé plus de trente ans sur l'évolution de notre cosmos et il nous dit ceci: L'éternité est un concept plutôt philosophiqure, voire théologique Bref rappel : La Terre qui fait les délices des théoriciens scientifiques aurait près de 17 milliards d'année ( la lumière la plus ancienne qui nous parvient a parcouru une distance de 17 milliards d'années/lumière), théorie du bing-bang. C'est la naissance présumée de l'univers au travers semble-t-il d'une explosion primordiale. A l'ère Précambrien, durée de 4 milliards d'année pour que la Terre soit formée, apparaît les premières bactéries unicellulaires (- 600 millions d'années, premières associations de cellules). Au début de l'ère primaire Palozoïque, durée de 350 millions d'années, c'est l'explosion de la vie dans les océans, les premiers vertébrés, les premiers végétaux, les premiers poissons, la vie envahit la terre, c'est peut-être à cette époque que les dinosaures apparaissent. Le Mésozo!ique, durée de 165 millions d'années, vers -200 millions d'années, c'est l'âge d'or des dinosaures. Premier primate Purgatorius, ancêtre des singes des lémuriens et des hommes qui ressemblait à une sorte de souris. Le Cénozoïque, durée de 65 miions d'années, vers - 65 millions d'années, voit la diversification des mammifères et la formation des Alpes. Au Miocène apparaît les premiers mammifères évolués - égyptothèque, - 35millions d'années- ancêtre des grands singes et de l'homme, de la taille d'un chat. Vers - 10 millions d'années, les premiers homidés ou préhommes: le Ramapithèque. Evolution physique : bipédie, station droite, bras dégagés, mâchoires moins fortes, odorat s'atrophiant, vue prédominante par les yeux qui se rapprochent. Lucy Ethiopie ( Australopithecus Afarensis) commence à se nourrir de viande et à posséder des outils rudimentaires L'ère quaternaire est l'ère de la préhistoire du paléolitique et du pléistocène inférieur.L'apparition de l'Homo erectus, vers -1,9 million s d'années. A la fin de la période de glaciation ( -900.000 millions d'années) apparaît le Mammouth. Organisation de l'habitat et l'homo erectus fait l'usage du feu ! ( - 730.000millions d'années). Continuons hâtivement: vers - 80.000 c'est le Paléolithique moyen. Le sapiens sapiens se répand en Europe. Vers - 36.000 millions d'années, nous trouvons les premières inhumations par le Néandertal. Au Paléolithique Moyen ( - 35.000 millions d'années, l'homme des Cro-Magnon développe sa technologie en Europe. Long dévelopement de cette ère comportant le début du Néolithique ( vers - 9000 millions d'années ) et qui verra à sa fin vers - 3000 millions d'années la première dynastie de l'Egypte des pharaons. Le Chalcolithique est l'âge du cuivre, transition entre le néolithique et l'âge de bronze. Et vers - 2950 millions d'années, c'est l'entrée dans l'Histoire et le début de l'écriture à Sumer. Nous arrêterons ici ce rappel, vous exhortons à compulser vos manuels scolaires ou autres pour approfondir ou rafraîchir les connaissances inhérentes à l'Histoire et continuons le développement succinct sur les origines de la vie ! Rappelons que le philosophe aime interpréter et qu'actuellement malgré les observations et les connaissances reste la question cruciale de l’événement qui est à la base de la vie, tant d’un point de vue scientifique que philosophique ou théologique ! Il est clair que la question est d'une amplitude extrême et a suscité des développements de tout ordre dans toute civilisation et au travers de l'histoire. L'origine primale de l'Univers, de la vie, de ses phénomènes restant en suspens, citons simplement ces quelques auteurs en guise de réflexions. Dieu seul existe et tout le reste n’est qu’hypothèse. ( Citation de André Frossard ( André [Palme] [D] (1915-95) : Dieu existe, je l'ai rencontré (1968), Il y a un autre monde (1978), Portrait de Jean-Paul II, l'Homme en question (1993)).
Mais, nous pourrions tout aussi dire : Tout existe et Dieu n’est
qu’hypothèse.
Il est clair qu’il n’y a pas de réponse à ce jour ! Le scientifique parlera d’un « miracle épigénétique », première cellule perçue a priori. Le hasard et la nécessité ont peut-être façonné toute forme de vie, la source est née d’une singularité initiale et d’un vide originel ! Un tel fera une démonstration de l'existence de Dieu a priori ou a posteriori. La palette des interprétations est impressionnante et a ouverte de multiples croyances, recherches et expérimentations. Le philosophe parlera peut-être de contingence ou de moteur premier, le théologien de Dieu ! En conclusion, nous pourrions Jean Guitton qui nous dit : L’absurdité de l’absurde me
conduit vers le mystère. Ou encore Victor Hugo : La science est l’asymptote de la
vérité. Elle approche sans cesse et ne touche jamais. ( l’asymptote est le point qui s’approche d’une courbe sans jamais la toucher). Nous oserions afin de mettre en "symbiose" scientifique et théologien dire : Croire, c’est penser que la vérité
est au bout de l’asymptote ! |
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