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Employé l’édition de J. Vrin, discours de
métaphysique et correspondance avec Arnaud ( indispensable pour comprendre
le discours )
Il faut garder en tête que
Leibniz part de Dieu aux choses créées et remonte à Dieu.Ici,
il définit Dieu mais il ne démontre pas son existence.
Leibniz a des preuves qu’il ne mentionne pas ici pour conserver l’ordre
qu’il s’est donné.
La seule preuve ici est une preuve a priori C’est à dire une preuve
qui fait l’abstraction des effets et qui ne tient pas compte de la réalité
du monde.
L’argument ontologique :
est une preuve a priori de
l’existence de Dieu.La première preuve a priori remonte à Saint Anselme
dans Proslogion.
Saint Thomas
D’Aquin refuse cet argument ( voir la somme théologique, 1ère
partie, question 2, article 1) Kant aussi.
Descartes
l’admet dans sa 5 ième méditation.
Leibniz l’admet, avec une version différente de celle de Descartes,
voir Ethique I, proposition 14.La
preuve déduit l’existence de Dieu, fait abstraction du monde, des effets.
La preuve a posteriori est une preuve par
les effets.
Voir Saint Thomas d’Aquin ( 5 voies) et Descartes ( 3Ième
méditation) .
Cette preuve a des effets ayant une cause absolument
parfaite, cette cause est Dieu.
Pour Descartes, une des perfections est l’existence de
Dieu. La difficulté est dans la condition préalable pour
prouver l’existence de Dieu.
Leibniz est modéré par rapport à l’argument philosophique, il est d’accord
mais il faut satisfaire la condition préalable.
Pour Spinoza, Dieu est possible, alors il existe nécessairement, car toutes
les autres choses sont contingentes.
Un énoncé comme Dieu existe est nécessairement vrai.
Si Dieu n’existe pas, cela implique une contradiction,
c’est énoncer une contradiction, c’est comme prendre l’exemple suivant :
rouge est une couleur et rouge n’est pas une couleur.
Aucun athée n’est cohérent ! Le défaut principal de l’athée est
l’incohérence.
( C’est une tautologie, c’est à dire un vice logique !). Les théologiens
s’effraient de cette incohérence. Car, si un athée brûle dans les feux de
l’enfer, et qu’il comprend son incohérence, il remonterait tout de suite au
paradis !
Pour Leibniz, la définition de Dieu est celle d’un être possible, c’est une
notion qui n’a pas de contradiction secrète, elle est implicite.
Prenons un petit exemple pour illustrer cela :
Le mouvement le plus rapide possible ou le nombre le plus grand renferme
une contradiction ( on peut toujours ajouter un chiffre au chiffre énoncé),
pour la notion de Dieu, nous ne pouvons pas agir de la sorte. Reste à le
démontrer.
Pour Leibniz si on peut démontrer que l’idée de Dieu n’enferme aucune
contradiction, alors, on peut donner l’argument ontologique.
Si Dieu est possible, il existe nécessairement.
Cela implique que Dieu est possible. Si p, alors
q.
Pour arriver à la conclusion que Dieu existe nécessairement, il faut prouver
p.
Leibniz est le premier a avoir vu qu’il faut démontrer p ce qui
implique d’analyser la notion de Dieu et cela est complexe.On n’a
jamais pu démontrer qu’il n’y a pas de contradiction.
Descartes
parle d’une idée claire
et distincte, pour Leibniz, c’est une sorte de lumière dans l’esprit, il
ne s’agit pas d’intuitionner une idée, pour Leibniz ce qu’avance
Descartes n’est qu’un argument psychologique.Leibniz expose ici ces
différences par rapport à Descartes.
1) Il faut des caractéristiques logiques, il faut
s’assurer que l’idée est possible Pour Leibniz une idée claire est comme un
chèque en blanc, pour qu’il vaille quelque chose, il faut aller à la banque
le faire valider.
2) Leibniz se sent assez assuré de prouver. Il
n’a pas doute jusqu’en 1676. Puis, il devient septique. Il doute de la
rigueur de sa démonstration ( sur l’argument ontologique, voir le livre de
Jalabert, Le dieu de Leibniz, Paris, PUF 1960, chapitre 5).Jusqu’ici,
c’est la définition de Dieu, mais, il n’y a pas de preuve.
Nous avons traité à ce
point la phrase suivante dans le texte du « Discours »: la notion de Dieu
la plus reçue et la plus significative que nous ayons…
et on en considère pas assez les suites...Dieu possède ainsi toutes
les perfections.Donc, il y a des différences de degrés de perfection.
C’est en Dieu que l’on trouve le plus haut degré.
Le Dieu de Leibniz est un Dieu connaissable( de manière épistémologique), il
est accessible à notre entendement, puisque
La perfection :-
Dieu ( au souverain degré )
- Nature
La Nature exprime Dieu, elle est l’expression
de Dieu.
Pour mieux comprendre cela, on pourrait faire ce type de comparaison :
Lorsque l’on demande comment
reconnaître un sapin, on peut dire qu’il a des aiguilles, c’est un critère,
mais il n’est pas assez fiable, car, d’autres sortes d’arbres on des
aiguilles.
Les aiguilles sont une expression du sapin.
Pour le nombre le plus grand de tous, nous avons à faire à un énoncé
sémiologique parfait, mais c’est une contradiction implicite. C’est idem
pour l’idée de Dieu.
Il faut résister chez Leibniz a l’idée de Dieu.
Voir le
sommaire 23
pour amplifier la notion d’idée.
La perfection par ses formes et Nature peut être au
dernier degré, admettre le maximum, le passage de l’idée de maximum à
l’infini n’est pas justifié ( mais ce n’est pas à dire que ce n’est pas
justifiable.
Les formes :
qui n’admettent pas le
dernier degré,
ce sont les
figure, nombre, mouvement
Nature :
qui admet le dernier degré (=
perfection), puissance, science
Pour Leibniz l’idée claire et
distincte est une autorité.(Les personnes qui affirment avoir une idée
claire et distincte use de l’autorité.C’est
comme affirmer le dernier degré de vitesse, c’est une chimère, il n’y a pas
de dernier degré de vitesse.
Il faut qu’une chose pensée ne soit pas contradictoire pour avoir une idée
vraie.
On ne peut se vanter que s’il n’y a pas de contradiction.
La perfection : -
puissance ( attribut de
Dieu)
-
science
Précisons avant d’aller plus en avant ce qu’est l’
attribut soit : une propriété essentielle
D’habitude il y a
3 attributs de Dieu :
La sagesse
(volonté) qui est le vrai,
la bonté qui est le bien,
la toute
puissance qui est
l'être.
La vertu, elle, s’acquiert.
Leibniz pense que le mal vient de l’erreur et de l’ignorance.
Il y a une distinction entre agir de la manière la plus parfaite sur un plan
a) métaphysique
b) moral
Dieu produit le meilleur des mondes possibles
Meilleur : en métaphysique
c’est ce qui réalise le plus d’êtres, aussi sur un plan moral.
Bien moral et mal moral ont la meilleure proportion dans tous les mondes
possibles ( ! ).
Le mal est compensé par le bien. Il pourrait y avoir un univers sans mal, ce
qui signifierait qu’il n’y a ni bien ni mal. ou car le bien serait produit
en plus petite quantité que dans ce monde. Si le bien( moral )est mesuré à
100% et le mal ( moral ) à 25% sur l’ensemble de l’univers alors nous avons
une différence de 75%, donc il y a le plus de bien possible.
Nous poursuivons à la section 2 qui est la suite du thème de la section 1 ,
depuis dans le texte du discours : Dieu agit de la manière……..
Une personne éclairée trouve l’ouvrage de Dieu excellent soit par des
caractéristiques
a) intrinsèques
ou par
b) projetées sur le monde ( œuvres d’art, sentiment en
nous de sentir les choses belles/ bonnes.
Leibniz est un réaliste
nous nous demandons maintenant mais qu'est -ce que la bonté ?
a) métaphysique ( le meilleur monde contient le plus de
bonté
b) moral ( au sens commun).
Il faut faire une distinction :
Dieu pense l’univers avant de le produire, nous sommes en face de 2 thèses
soit :
a) le monde est intrinsèquement bon
b) Dieu connaissait cette bonté
Il faut faire une distinction entre la Nature des
choses et les idées, cela s’oppose aux penseurs qui disent : le monde est
bon, simplement parce que Dieu l’a fait.
Une telle
formulation est une opinion théologique proche de ce que nous concevons de
gens que nous aimons tant. Ainsi, si je suis amoureux de Marie, tout ce
qu’elle fait est bien. C’est une attitude subjective qui correspondrait au
fait que quel que soit le monde que Dieu a créé, c’est un monde bon ( même
un seul univers avec une seule limace qui y vivrait !).Leibniz prépare
l’attaque contre Descartes.
Pour savoir ce qu’est une
raison formelle il faut se rapporter au texte de la section 2 ,sommaire).
Cette raison est purement l’
abstraction des choses faites en elles-mêmes.
Dieu et le monde ont une
relation causale.
La bonté vient ainsi d’une
relation qui fait abstraction de la Nature du monde.
2 arguments :
1) purement théologique ( Dieu
a contemplé le monde et l’a trouvé bon).
Ainsi la dénomination
extérieure est une caractéristique purement relationnelle ainsi.Explicitons
cela par cet exemple :
une statue est adorée par les
athéniens
On supprime les athéniens, cela ne change rien à la
statue, le poids de la statue est une qualité intrinsèque.
En lui-même le monde n’est pas beau est le même genre de relation que nous
trouvons dans notre petit exemple: le monde beau ( statue), Dieu (
athéniens). Si Dieu cesse, le monde reste ainsi, il n’est plus bon car il
n’est plus conservé par Dieu.
2) les ouvrages doivent porter un caractère( si on sait
déjà que Dieu existe).
A ce stade, il est utile de mettre les points sur les
i, si on admet que la bonté a un caractère intrinsèque, alors on ne peut pas
prouver a posteriori que Dieu existe.
D’abord, il faut considérer la beauté du monde, il faut d’abord établir un
univers bon / beau, Leibniz ne dit pas cela.. Il dit que même si l’univers
n’est pas bon, on peut prouver que Dieu existe.
Si on suppose que Dieu existe, alors pour voir le monde comme une
manifestation de la sagesse, il faut voir d’abord le monde intrinsèquement
bon ou beau. Ici, Leibniz s’attaque à une opinion commune, le monde est bon
seulement parce que Dieu l’a fait. Depuis ici, Leibniz se dirige contre
Spinoza et Descartes. Reprenons le texte……j’avoue, dit-il …..
Le Dieu de Spinoza agit sans finalité ( pas de téléologie qui signifie
fin) et il n’agit pas avec bonté non plus.
Nous avons des fins, mais, Dieu n’en a pas.
Le dieu de Leibniz
comporte 3 attributs :
- l’entendement ( objet et le vrai )
- la volonté ( le bien)
- la puissance ( c’est l’être le réel et c’est par
cette faculté que Dieu crée l’univers).
L’entendement est avant la création, Dieu contemple
tout ce qui est possible. C’est la contemplation des possibles, des vérités
nécessaires( qui sont les vérités de la logique et des mathématiques).
Dans l’entendement nous avons les vérités nécessaires( = éternelles), qui
ne sont pas créées mais pensées par Dieu et nous avons les possibles ( soit
l’infinité des choses possibles, des plantes, de moi-même, de Jules César,
de Mars, du chien, etc).
Dieu avant la création contemple tous ces possibles combinés, ensemble, une
des combinaisons est un univers.
Dieu est une immense machine à combinaisons.
Chaque combinaison est un univers possible.
L’univers est un monde.
Par
compossible nous entendons toutes choses prises isolément ne sont pas
forcément prises ensemble.
Exemple : Pierre est à 14 h à Athènes.
Pierre est à 14 h en Chine
Les 2 ne sont pas possibles !
Un univers doit devoir exclure certaines possibilités.
Les univers s’excluent les uns les autres sans contradiction.
Ces mondes n’ont une égalité sous un rapport de perfection.Certains
univers sont meilleurs sur un plan métaphysique,( un caillou + une limace),
d’autres pauvres car nous n’y trouvons pas d’êtres . On peut partir du
quasi néant jusqu’à nous ! Dieu connaît les univers possibles.
Il connaît la quantité d’êtres (Sein) qu’ils contiennent.
Il pourrait y avoir un univers avec 6 guerres mondiales en ce siècle en lieu
et place de 2.
Dieu connaît la quantité morale, Hitler
aurait pu gagner la guerre.
L’ensemble infini forme une pyramide avec une pointe sans base. Une base
vers l’infini.
La série de mondes
possibles pourrait être infinie dans les deux sens, il n’y aurait ainsi pas
de meilleur monde possible ! Car il n’y a pas de limite.
Pourquoi Leibniz pense à
un sommet de pyramide ?
Par sa Volonté ,Dieu vise le bien,
absolument parlant, la volonté est antécédente à Dieu( chaque possible à
quelque chose de bien, Dieu aimerait bien créer tous les possibles.
La volonté
conséquente de Dieu se fixe sur le plus de bien possible. Tout ce qui est
possible n’est pas compossible, en vertu d’une volonté conséquente choisit (
librement) de créer le meilleur des mondes possibles. Rien ne détermine
Dieu, comme volonté libre, à créer quoique cela soit. Le monde ne découle
pas nécessairement de Dieu. Pas de contradiction s’il ne crée rien, mais
une imperfection puisque la volonté vise le bien. La volonté serait
imparfaite s’il ne créait pas.
Si Dieu ne crée pas le meilleur des mondes, il aurait pu, car il est libre,
créer un autre monde, mais cela serait une imperfection dans sa volonté.
Bien ( sens métaphysique)
Mal ( sens
métaphysique)
Bien ( moral)
Mal ( moral)
Le bien est l’ essence, l’être, la réalité au
sens métaphysique.
Le mal est la finitude ,l’ imperfection.
On pourrait
employer un autre mot. Avant Leibniz, le bien c’est la perfection qui être
et l’être est réalité ( voir
Descartes).
Précision : si Dieu crée quelque chose, cela réalise un maximum de réalité,
c’est forcément constitué d’une multitudes d’êtres. On peut se demander
pourquoi un maximum créable et non seulement un être ?
Car Dieu ne peut que créer le multiple sinon, cela serait un 2ième
Dieu
Il aurait pu créer juste une pierre,
l’individu est fini, un 2ième Dieu n’est pas créable.
Dieu ne crée que des êtres finis. Il n’y a pas de monde possible sans
quelque mal métaphysique, le plus de bien possible comporte quelque mal,
puisqu’il y a de la finitude en l’être.
Il est nécessaire à ce stade de parler du Dieu de Descartes et de Spinoza.
La théorie de
Leibniz dépend da la conception de la liberté divine, de la création qui a
un rapport direct avec la liberté.
Chez Descartes :
Il serait bien de
lire la IV méditation de Descartes qui traite du problème de la liberté
humaine et qui introduit entendement et volonté.
C’est par l’entendement que je perçois des idées. L’homme a un entendement.
Sa volonté est conative est cette volonté conative se compose du désir qui
nous fait choisir et décider et de l’aversion. Nous pouvons affirmer et
nier ce que l’entendement présente.
La volonté est éclairée par l’entendement. Les
idées que perçoit l’entendement sont claires et distinctes. Par exemple par
l’essence du corps et de l’étendue.
Le plus haut degré de la liberté humaine, c’est la volonté déterminée par
l’entendement ( cas optimal).
La volonté éclairée est déterminée par la clarté de l’évidence. Moins la
volonté est éclairée par l’entendement, moins les idées sont claires et
distinctes.
Au pire degré, la volonté n’est pas déterminée à nier ou à affirmer et
devient indifférente, c’est la liberté d’indifférence ( qui survient
quand la volonté n’est plus éclairée, plus on est ignorant, moins on est
déterminé à juger).
La liberté au plus haut degré est éclairée par
l’entendement.
Et au plus bas degré, c'est la liberté d'indifférence. Descartes a en tête
un jugement théorique ( problème épistémique) Il fait aussi un jugement
pratique.
La plupart des personnes estiment que la plus grande liberté est la liberté
d’indifférence, pas Descartes.
On devrait imaginer que Dieu agit dans la liberté au plus haut degré.
Pour Descartes, cela ne se passe pas ainsi.
Au
premier plan, il y a la puissance.
Dieu est connaissable mais il n’est pas compréhensible ( car il ne ressemble
pas à notre liberté, dire cela, c’est de l’anthropomorphisme).
En Dieu, il n’y a aucune antériorité sur la volonté et sur l’acte de faire.
Chez Descartes, entendement- volonté- puissance sont un seul acte.
Dieu, crée en un acte.
Pourquoi Descartes pense-t-il cela ?
Penser est une chose, vouloir en est une autre et créer encore quelque
chose. Chez l’homme cela n’est pas possible ! ( comme marcher, siffler et se
gratter en même temps )
Dieu pense des possibles avant de vouloir et créer. Ces
possibles préexistent à l’acte de vouloir.
Les vérités nécessaires ( type math.) sont déjà dans l’entendement. Inutile
de demander où, elles sont dans l’entendement. Dieu pense des vérités du
type de la logique avant de les créer. Cela est limiter la toute puissance
divine. Descartes exalte la toute puissance divine, car pour lui, il
n’existe pas de moments antérieurs
Dieu crée en
un bloc. Sa puissance est aussi grande que cela !
Il crée les vérités éternelles ( cela ne sera pas admis
avant et après Descartes.
Il n’y a pas de théorie des mondes possibles chez Descartes. Tout ce qui
arrive n’est pas tout ce qui est possible. Son Dieu ne crée pas le meilleur
de mondes, il ne choisit pas.
Il est totalement indifférent. Il ne veut pas ce monde parce qu’il est le
meilleur, il ne choisit pas ( réel , possible, nécessaire sont en un bloc).
C’est l’arbitraire qui découle de la liberté d’indifférence. Cela dit, le
monde est fait librement.
Chez Spinoza, Dieu est une essence identifiée à une puissance. De son
essence suit son existence, donc est ( causa sui ). L’existence et
les essences de toutes autres choses découlent de l’essence divine. Spinoza
est un moniste. Il y a pour lui une seule substance. Tout objet est un mode.
Voir l’exemple de l’essence du triangle et de la propriété de la somme des
trois angles équivalents à 180%.
Une fois que nous avons l’essence du triangle, nous avons cette propriété.
Ainsi, toutes choses découlent de Dieu avec une absolue nécessité.
Les choses
sont infinies ( la volonté divine, l’entendement divin, les modes et
effets), et finies ( mon corps). La source de toute chose découle de
l’essence divine. La volonté divine découle de l’essence divine. Le monde
n’est pas voulu par Dieu. Cela serait aussi absurde que de dire que la somme
des 3 angles a voulu le triangle !
Le monde découle de son essence.
Dieu est impersonnel, Dieu découle pour aucun but. Donc pas pour un fin,
donc pas pour être le meilleur.
Dieu ne choisit pas de créer le monde, ni chez Spinoza ( le monde découle
d’une nécessité absolu) ni chez Descartes( le monde découle d’une liberté
d’indifférence).
Leibniz pense que
leurs extrêmes se touchent( comme l’extrême gauche et l’extrême droite ),
car il n’y a aucun choix !
Ici, il faut distinguer le problème du bon et du
meilleur .
Si Dieu ne choisit pas, il ne
choisit même pas le monde parce qu’il est bon. Le monde est produit. Il
n’est pas choisit par le fait d’être intrinsèquement bon. On ne peut pas
dire que le monde est bon juste parce qu’il a été produit par Dieu.
Alors ? Quelles raisons d’aimer Dieu ?
Leibniz dit pourquoi Dieu est bon dès la
section 5-6,sommaire
Il faut néanmoins garder dans un coin de la tête la position entre bon et
meilleur.
Dans la section 3, il s’agit du bon.
Concernent la règle de bonté, il faut attendre la section 5.
Revenons au texte de la section 3.
Leibniz attaque tous ceux qui disent qu’il n’y a pas de meilleur monde
possible.
Un architecte rayonne selon son œuvre qui est une manifestation de la
grandeur de l’auteur.
L’amour ne déroge pas au principe de raison suffisante : Pour aimer Dieu, il
faut qu’il soit bon. Le despotisme, c’est le commandement d’aimer Dieu même
si l’univers n’est pas intrinsèquement bon.
L’amour en Dieu serait injustifié si le
monde n’est pas bon.
Pour Leibniz, Descartes subordonne
l’entendement à la puissance et à la volonté. Descartes n’admettrait pas
cette objection, car pour lui il s’agit d’un acte. Leibniz dirait que Dieu
ne pense pas avant de vouloir et d’agir. Le Dieu de Descartes ne pense pas
avant d’agir
Le Dieu de Descartes est une vison terrifiante pour les croyants.
Toute volonté suppose une raison de vouloir. Descartes dit que les vérités
éternelles sont créées par Dieu. Les règles de la perfection sont
indépendante de l’existence.
Saint Thomas
d’Aquin admet une série de mondes à l’infini, ce qui revient à dire :
quoique tu fasses, tu pourrais mieux faire.
Poursuivons dans le texte du « discours » à la section 3 :
Car
comme les imperfections descendent à l’infini
( voilà notre pyramide !
)
Le mot
gloire signifie rayonnement.
…..outre
que ces modernes…..erreur. Ici, il s’agit de la théorie qu’il n’y a pas
de plafond jusqu’à l’infini.Ils croient aussi……dès ce passage nous
entrons dans la thèse cruciale de Leibniz. Sur la liberté de Dieu. Si nous
avons le meilleur des mondes possibles, comme volonté divine, Dieu choisit
le bien, il est obligé de choisir.Leibniz réalise qu’il risque de choquer,
car son Dieu soit déterminé, alors, il dit qu’il y a une série de mondes
impossible, ici, il ne parle pas du meilleur monde.
Pour Leibniz, la liberté arrive
quand la volonté se détermine par quelque chose de particulier ou arrive
par la raison.
Pour Leibniz liberté et
déterminisme ne sont pas incompatibles.
La liberté éclairée est la
volonté déterminée par la raison. Pour Leibniz pas de louange de Dieu sans
justification. Il admet pour Dieu un genre de liberté qui ressemble à
l’homme.
Le Dieu de Descartes et de Spinoza a plus de
gloire divine.Dans le texte par
point louable il faut entendre
qui
n’est pas justifié .Le mot gloire signifie rayonnement.
Leibniz
exprime pour la première fois le terme harmonie , générale de
l’univers. C’est la première occurrence de sa théorie de
l’harmonie
préétablie.
Dans la section 1 et 2 toujours dans le
sommaire, il ne
suffit pas de dire que le monde est intrinsèquement bon.
Dans la section 3
, il est objectivement le meilleur .Il
a été nécessaire jusqu’ici d’évoquer des généralités. Il faut patienter pour
entrer dans le vif du sujet !
Il est conseillé de lire l’opuscule suivant : de la production originale
des choses prise à sa racine.
Cet opuscule date de 1697. Il se trouve dans un petit livre chez Vrin,
ayant pour titre : opuscules choisis
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