Les principes de métaphysique

 " Le discours de métaphysique "

Leibniz

1646-1716

 
   

 

Employé l’édition de J. Vrin, discours de métaphysique et correspondance avec Arnaud ( indispensable pour comprendre le discours )

Il faut garder en tête que Leibniz part de Dieu aux choses créées et remonte à Dieu.Ici, il définit Dieu mais il ne démontre pas son existence. Leibniz a des preuves qu’il ne mentionne pas ici pour conserver l’ordre qu’il s’est donné. La seule preuve ici est une preuve a priori C’est à dire une preuve qui fait l’abstraction des effets et qui ne tient pas compte de la réalité du monde. L’argument ontologique : est une preuve a priori de l’existence de Dieu.La première preuve a priori remonte à Saint Anselme dans Proslogion. Saint Thomas D’Aquin refuse cet argument ( voir la somme théologique, 1ère partie, question 2, article 1) Kant aussi. Descartes l’admet dans sa 5 ième  méditation. Leibniz l’admet, avec une version différente de celle de Descartes, voir Ethique I, proposition 14.La preuve déduit l’existence de Dieu, fait abstraction du monde, des effets.

La preuve a posteriori est une preuve par les effets.

Voir Saint Thomas d’Aquin ( 5 voies) et Descartes ( 3Ième méditation) .

Cette preuve a des effets ayant une cause absolument parfaite, cette cause est Dieu.

Pour Descartes, une des perfections est l’existence de Dieu. La difficulté est dans la condition préalable pour prouver l’existence de Dieu. Leibniz est modéré par rapport à l’argument philosophique, il est d’accord mais il faut satisfaire la condition préalable. Pour Spinoza, Dieu est possible, alors il existe nécessairement, car toutes les autres choses sont contingentes.

Un énoncé comme Dieu existe est nécessairement vrai.

Si Dieu n’existe pas, cela implique une contradiction, c’est énoncer une contradiction, c’est comme prendre l’exemple suivant : rouge est une couleur et rouge n’est pas une couleur. Aucun athée n’est cohérent ! Le défaut principal de l’athée est l’incohérence. ( C’est une tautologie, c’est à dire un vice logique !). Les théologiens s’effraient de cette incohérence. Car, si un athée brûle dans les feux de l’enfer, et qu’il comprend son incohérence, il remonterait tout  de suite au paradis ! Pour Leibniz, la définition de Dieu est celle d’un être possible, c’est une notion qui n’a pas de contradiction secrète, elle est implicite. Prenons un petit exemple pour illustrer cela : Le mouvement le plus rapide possible ou le nombre le plus grand renferme une  contradiction ( on peut toujours ajouter un chiffre au chiffre énoncé), pour la notion de Dieu, nous ne pouvons pas agir de la sorte. Reste à le démontrer. Pour Leibniz si on peut démontrer que l’idée de Dieu n’enferme aucune contradiction, alors, on peut donner l’argument ontologique.

Si Dieu est possible, il existe nécessairement.

Cela implique que Dieu est possible. Si p, alors q. Pour arriver à la conclusion que Dieu existe nécessairement, il faut prouver p. Leibniz est le premier a avoir vu qu’il faut démontrer p ce qui implique d’analyser la notion de Dieu et cela est complexe.On n’a jamais pu démontrer qu’il n’y a pas de contradiction.

Descartes parle dune idée claire et distincte, pour Leibniz, c’est une sorte de lumière dans l’esprit, il ne s’agit pas d’intuitionner une idée, pour Leibniz ce qu’avance Descartes n’est qu’un argument psychologique.Leibniz expose ici ces différences par rapport à Descartes.

1) Il faut des caractéristiques logiques, il faut s’assurer que l’idée est possible Pour Leibniz une idée claire est comme un chèque en blanc, pour qu’il vaille quelque chose, il faut aller à la banque le faire valider.

2) Leibniz se sent assez assuré de prouver. Il n’a pas doute jusqu’en 1676. Puis, il devient septique. Il doute de la rigueur de sa démonstration ( sur l’argument ontologique, voir le livre de Jalabert, Le dieu de Leibniz, Paris, PUF 1960, chapitre 5).Jusqu’ici, c’est la définition de Dieu, mais, il n’y a pas de preuve.

  Nous avons traité à ce point la phrase suivante dans le texte du « Discours »: la notion de Dieu la plus reçue et la plus significative que nous ayons… et on en considère pas assez les suites...Dieu possède ainsi toutes les perfections.Donc, il y a des différences de degrés de perfection. C’est en Dieu que l’on trouve le plus haut degré. Le Dieu de Leibniz est un Dieu connaissable( de manière épistémologique), il est accessible à notre entendement, puisque

La perfection :- Dieu ( au souverain degré )

                    - Nature

La Nature exprime Dieu, elle est l’expression de Dieu. Pour mieux comprendre cela, on pourrait faire ce type de comparaison : Lorsque l’on demande comment reconnaître un sapin, on peut dire qu’il a des aiguilles, c’est un critère, mais il n’est pas assez  fiable, car, d’autres sortes d’arbres on des aiguilles. Les aiguilles sont une expression du sapin. Pour le nombre le plus grand de tous, nous avons à faire à  un énoncé sémiologique parfait, mais c’est une contradiction  implicite. C’est idem pour l’idée de Dieu. Il faut résister  chez Leibniz a l’idée de Dieu.

Voir le sommaire 23 pour amplifier la notion  d’idée.

La perfection par ses  formes et  Nature  peut être au dernier degré,  admettre le maximum, le passage de l’idée de maximum  à l’infini n’est pas justifié ( mais ce n’est pas à dire que ce n’est pas justifiable.

Les formes : qui n’admettent pas le dernier degré,

          ce sont les figure, nombre, mouvement

 

Nature : qui admet le dernier degré (= perfection), puissance, science

Pour Leibniz l’idée claire et distincte est une autorité.(Les personnes qui affirment avoir une idée claire et distincte use de l’autorité.C’est comme affirmer le dernier degré de vitesse, c’est une chimère, il n’y a pas de dernier degré de vitesse. Il faut qu’une chose pensée ne soit pas contradictoire pour avoir une idée vraie. On ne peut se vanter que s’il n’y a pas de contradiction.

La perfection : puissance ( attribut de Dieu)

                         - science

Précisons avant d’aller plus en avant  ce qu’est l’ attribut  soit :  une  propriété essentielle

D’habitude il y a 3 attributs de Dieu :

La sagesse (volonté) qui est le vrai, la bonté qui est le bien, la toute puissance qui est l'être. La vertu, elle, s’acquiert. Leibniz pense que le mal vient de l’erreur et de l’ignorance. Il y a une distinction entre agir de la manière la plus parfaite sur un plan

a) métaphysique

b) moral 

Dieu produit le meilleur des mondes possibles

Meilleur : en métaphysique c’est ce qui réalise le plus d’êtres, aussi sur un plan moral. Bien moral et mal moral ont la meilleure proportion dans tous les mondes possibles ( ! ). Le mal est compensé par le bien. Il pourrait y avoir un univers sans mal, ce qui signifierait qu’il n’y a ni bien ni mal. ou car le bien serait produit en plus petite quantité que dans ce monde. Si le bien( moral )est mesuré à 100% et le mal ( moral ) à 25% sur l’ensemble de l’univers alors nous avons une différence de 75%, donc il y a le plus de bien possible. Nous poursuivons à la section 2 qui est la suite du thème de la section 1 , depuis dans le texte du discours :  Dieu agit de la manière…….. Une personne éclairée trouve l’ouvrage de Dieu excellent soit par  des caractéristiques

a) intrinsèques

ou par

b) projetées sur le monde ( œuvres d’art, sentiment en nous de sentir les choses belles/ bonnes.

Leibniz est un réaliste nous nous demandons maintenant mais qu'est -ce que la bonté ?

a) métaphysique ( le meilleur monde contient le plus de bonté

b) moral ( au sens commun).

Il faut faire une distinction : Dieu pense l’univers avant de le produire, nous sommes en face de 2 thèses soit :

a) le  monde est intrinsèquement bon

b) Dieu connaissait cette bonté

Il faut faire une distinction entre la Nature des choses et les idées, cela s’oppose aux penseurs qui disent : le monde est bon, simplement parce que Dieu l’a fait. Une telle formulation est une opinion théologique proche de ce que nous concevons de gens que nous aimons tant. Ainsi, si je suis amoureux de Marie, tout ce qu’elle fait est bien. C’est une attitude subjective qui correspondrait au fait que quel que soit le monde que Dieu a créé, c’est un monde bon ( même un seul univers avec une seule limace qui y vivrait  !).Leibniz prépare l’attaque contre Descartes.

Pour savoir ce qu’est une raison formelle il faut se rapporter au  texte de la section 2 ,sommaire).

Cette raison est purement l’ abstraction  des choses faites en elles-mêmes.

Dieu et le monde ont une relation causale.

La bonté vient ainsi d’une relation qui fait abstraction de la Nature du monde.

2  arguments :

1) purement théologique ( Dieu a contemplé le monde et l’a trouvé bon).

Ainsi la dénomination extérieure est une caractéristique purement relationnelle ainsi.Explicitons cela par cet exemple :

 une statue est adorée par les athéniens

On supprime les athéniens, cela ne change rien à la statue, le poids de la statue est une qualité intrinsèque. En lui-même le monde n’est pas beau est le  même genre de relation que nous trouvons dans notre petit exemple: le  monde beau ( statue), Dieu ( athéniens). Si Dieu cesse, le monde reste ainsi, il n’est plus bon car il n’est plus conservé par Dieu.

2) les ouvrages doivent porter un caractère( si on sait déjà que Dieu existe).

A ce stade, il est utile de mettre  les points sur les i, si on admet que la bonté a un caractère intrinsèque, alors on ne peut pas prouver a posteriori que Dieu existe. D’abord, il faut considérer la beauté du monde, il faut d’abord établir un univers bon / beau, Leibniz ne dit pas cela.. Il dit que même si l’univers n’est pas bon, on peut prouver que Dieu existe. Si on suppose que Dieu existe, alors pour voir le monde comme une manifestation de la sagesse, il faut  voir d’abord le monde intrinsèquement bon ou beau. Ici, Leibniz s’attaque à une opinion commune, le monde est bon seulement parce que Dieu l’a fait. Depuis ici, Leibniz se dirige contre Spinoza et Descartes. Reprenons le texte……j’avoue, dit-il ….. Le Dieu de Spinoza agit sans finalité ( pas de téléologie qui signifie fin) et il n’agit pas avec bonté non plus.

Nous avons des fins, mais, Dieu n’en a pas. Le dieu de Leibniz comporte 3 attributs :

- l’entendement ( objet et le vrai )

- la volonté ( le bien)

- la puissance ( c’est l’être le réel et c’est par cette   faculté que Dieu crée l’univers).

L’entendement est avant la création, Dieu contemple tout ce qui est possible. C’est la contemplation des possibles, des vérités nécessaires( qui sont les vérités de la  logique et des mathématiques). Dans l’entendement nous avons  les vérités nécessaires( = éternelles), qui ne sont pas créées mais pensées par Dieu et nous avons les possibles ( soit l’infinité des choses possibles, des plantes, de moi-même, de Jules César, de Mars, du chien, etc). Dieu avant la création contemple tous ces possibles combinés, ensemble, une des combinaisons est un univers. Dieu est une  immense machine à combinaisons. Chaque combinaison est un univers possible. L’univers est  un monde. Par compossible nous entendons  toutes choses prises isolément ne sont pas forcément prises ensemble.

Exemple : Pierre est à 14 h à Athènes.

               Pierre est à 14 h en Chine

Les 2 ne sont pas possibles !

Un univers doit devoir exclure certaines possibilités. Les univers s’excluent les uns les autres sans contradiction. Ces mondes n’ont une égalité sous un rapport de perfection.Certains univers sont meilleurs sur un plan métaphysique,( un caillou + une limace), d’autres pauvres  car nous n’y trouvons  pas d’êtres . On peut partir du quasi néant jusqu’à nous ! Dieu connaît les univers possibles. Il connaît la quantité d’êtres (Sein) qu’ils contiennent. Il pourrait y avoir un univers avec 6 guerres mondiales en ce siècle en lieu et place de 2. Dieu connaît la quantité morale, Hitler aurait pu gagner la guerre. L’ensemble infini forme une pyramide avec une pointe sans base. Une base vers l’infini. La série de mondes possibles pourrait être infinie dans les deux sens,  il n’y aurait ainsi pas de meilleur monde possible ! Car il n’y a pas de limite. Pourquoi Leibniz pense à un sommet de pyramide ?

Par sa Volonté ,Dieu vise le bien, absolument parlant, la volonté est antécédente à Dieu( chaque possible à quelque chose de bien, Dieu aimerait bien créer tous les possibles. La volonté conséquente de Dieu se fixe sur le plus de bien possible. Tout ce qui est possible n’est pas compossible, en vertu d’une volonté conséquente choisit ( librement) de créer le meilleur des mondes possibles. Rien  ne détermine Dieu, comme volonté libre, à créer quoique cela soit. Le monde ne découle pas nécessairement  de Dieu. Pas de contradiction s’il ne crée rien, mais une imperfection puisque la volonté vise le bien. La volonté serait imparfaite s’il ne créait pas. Si Dieu ne crée pas le meilleur des mondes, il aurait pu, car il est libre, créer un autre monde, mais cela serait une imperfection dans sa volonté.

Bien ( sens métaphysique) Mal ( sens métaphysique)

Bien ( moral) Mal ( moral)

Le bien est l’ essence, l’être, la  réalité au sens métaphysique. Le mal est la  finitude ,l’ imperfection. On pourrait employer un autre mot. Avant Leibniz, le bien c’est la  perfection qui être et l’être est  réalité ( voir Descartes). Précision : si Dieu crée quelque chose, cela réalise un maximum de réalité, c’est forcément constitué d’une multitudes d’êtres. On peut se demander pourquoi un maximum créable et non seulement un être ? Car Dieu  ne peut que créer le multiple sinon, cela serait un 2ième Dieu Il aurait pu créer juste une pierre, l’individu est fini, un 2ième Dieu n’est pas créable. Dieu ne crée que des êtres finis. Il n’y a pas de monde possible sans quelque mal métaphysique, le plus de bien possible comporte quelque mal, puisqu’il y a de la finitude en l’être. Il est nécessaire à ce stade de parler du Dieu de Descartes et de Spinoza. La théorie de Leibniz dépend da la conception de la liberté divine, de la création qui a un rapport direct avec la liberté. Chez Descartes : Il serait bien de lire la IV méditation de Descartes  qui traite du problème de la liberté humaine et qui introduit entendement et volonté. C’est par l’entendement que je perçois des idées. L’homme a un entendement. Sa volonté est conative est cette volonté conative se compose du désir qui nous fait choisir et décider et de l’aversion.   Nous pouvons affirmer et nier ce que l’entendement présente.

La volonté est éclairée par l’entendement. Les idées que perçoit l’entendement sont claires et distinctes. Par exemple par l’essence du corps et de l’étendue. Le plus haut degré de la liberté humaine, c’est la volonté déterminée par l’entendement ( cas optimal). La volonté éclairée est déterminée par la clarté de l’évidence. Moins la volonté est éclairée par l’entendement, moins  les idées sont claires et distinctes. Au pire degré, la volonté n’est pas déterminée à nier ou à affirmer et devient indifférente, c’est la liberté d’indifférence ( qui survient quand la volonté n’est plus éclairée, plus on est ignorant, moins on est déterminé à juger).

La liberté au plus haut degré est éclairée par l’entendement. Et au plus bas degré, c'est la liberté d'indifférence. Descartes  a en tête un  jugement théorique ( problème épistémique) Il fait aussi un jugement pratique. La plupart des personnes estiment que la plus grande liberté est la liberté d’indifférence, pas Descartes. On devrait imaginer que Dieu agit dans la liberté au plus haut degré. Pour Descartes, cela ne se passe pas ainsi. Au premier plan, il y a la puissance. Dieu est connaissable mais il n’est pas compréhensible ( car il ne ressemble pas à notre liberté, dire cela, c’est de l’anthropomorphisme). En Dieu, il n’y a  aucune antériorité sur la volonté et sur l’acte de faire. Chez Descartes, entendement- volonté- puissance sont un seul acte. Dieu, crée en un acte. Pourquoi Descartes pense-t-il cela ? Penser est une chose, vouloir en est une autre et créer encore quelque chose. Chez l’homme cela n’est pas possible ! ( comme marcher, siffler et se gratter en même temps )

Dieu pense des possibles avant de vouloir et créer. Ces possibles préexistent à l’acte de vouloir. Les vérités nécessaires ( type math.) sont déjà dans l’entendement. Inutile de demander où, elles sont dans l’entendement.  Dieu pense des vérités du type de la logique avant de les créer. Cela est limiter la toute puissance divine. Descartes exalte la toute puissance divine, car pour lui, il n’existe pas de moments antérieurs

 Dieu crée en un bloc. Sa puissance est aussi grande que cela !

Il crée les vérités éternelles ( cela ne sera pas admis avant et après Descartes. Il n’y a pas de théorie des mondes possibles chez Descartes. Tout ce qui arrive n’est pas tout ce qui est possible. Son Dieu ne crée pas le meilleur de mondes, il ne choisit pas. Il est totalement indifférent. Il ne veut pas ce monde parce qu’il est le meilleur, il ne choisit pas (  réel , possible, nécessaire sont en un bloc). C’est l’arbitraire qui découle de la liberté d’indifférence. Cela dit, le monde est fait librement. Chez Spinoza, Dieu est une essence identifiée à une puissance. De son essence suit son existence, donc est ( causa sui ). L’existence et les essences de toutes autres choses découlent de l’essence divine. Spinoza est un moniste. Il y a pour lui une seule substance. Tout objet est un mode. Voir l’exemple de l’essence du triangle et de la propriété de la somme des trois angles équivalents à 180%. Une fois que nous avons l’essence du triangle, nous avons cette propriété. Ainsi, toutes choses découlent de Dieu avec une absolue nécessité. Les choses sont infinies ( la volonté divine, l’entendement divin, les modes et effets), et finies ( mon corps).  La source de toute chose découle de l’essence divine. La volonté divine découle de l’essence divine. Le monde n’est pas voulu par Dieu. Cela serait aussi absurde que de dire que la somme des 3 angles a voulu le triangle ! Le monde découle de son essence. Dieu est impersonnel, Dieu découle pour aucun but. Donc pas pour un fin, donc pas pour être le meilleur. Dieu ne choisit pas de créer le monde, ni chez Spinoza ( le monde découle d’une nécessité absolu) ni chez Descartes( le monde découle d’une liberté d’indifférence). Leibniz pense que leurs extrêmes se touchent( comme l’extrême gauche et l’extrême droite ), car il n’y a aucun choix !

Ici, il faut distinguer le problème du bon et du meilleur .

Si Dieu ne choisit pas, il ne choisit même pas le monde parce qu’il est bon. Le monde est produit. Il n’est pas choisit par le fait d’être intrinsèquement bon. On ne peut pas dire que le monde est bon juste parce qu’il a été produit par Dieu.

Alors ? Quelles raisons d’aimer Dieu ?

Leibniz dit pourquoi Dieu est bon dès la section 5-6,sommaire Il faut néanmoins garder dans un coin de la tête la position entre bon et meilleur. Dans la section 3, il s’agit du bon. Concernent la règle de bonté, il faut  attendre la section 5. Revenons au texte de la section 3. Leibniz attaque tous ceux qui disent qu’il n’y a pas de meilleur monde possible. Un architecte rayonne selon son œuvre qui est une manifestation de la grandeur de l’auteur. L’amour ne déroge pas au principe de raison suffisante : Pour aimer Dieu, il faut qu’il soit bon. Le despotisme, c’est le commandement d’aimer Dieu même si l’univers n’est pas intrinsèquement bon. L’amour en Dieu serait injustifié si le monde n’est pas bon. Pour Leibniz, Descartes subordonne l’entendement à la puissance et à la volonté. Descartes n’admettrait pas cette objection, car pour lui il s’agit d’un acte. Leibniz dirait que Dieu ne pense pas avant de vouloir et d’agir. Le Dieu de Descartes ne pense pas avant d’agir Le Dieu de Descartes est une vison terrifiante pour les croyants. Toute volonté suppose une raison de vouloir. Descartes dit que les vérités éternelles sont créées par Dieu. Les règles de la perfection sont indépendante de l’existence.

Saint Thomas d’Aquin admet une série de mondes à l’infini, ce qui revient à dire : quoique tu fasses, tu pourrais mieux faire. Poursuivons dans le texte du « discours » à la  section 3 : Car comme les imperfections descendent à l’infini ( voilà notre pyramide ! ) Le mot gloire signifie rayonnement. …..outre que ces modernes…..erreur. Ici, il s’agit de la théorie qu’il n’y a pas de plafond jusqu’à l’infini.Ils croient aussi……dès ce passage nous entrons dans la thèse cruciale de Leibniz. Sur la liberté de Dieu. Si nous avons le meilleur des mondes possibles, comme volonté divine, Dieu choisit le bien, il est obligé de choisir.Leibniz réalise qu’il risque de choquer, car son Dieu soit  déterminé, alors, il dit qu’il y a une série de mondes impossible, ici, il ne parle pas du meilleur monde.

Pour Leibniz, la liberté arrive quand la volonté se détermine par quelque chose de particulier ou arrive par  la raison.

Pour Leibniz liberté et déterminisme ne sont pas incompatibles.

La  liberté éclairée est la volonté déterminée par la raison. Pour Leibniz pas de louange de Dieu sans justification. Il admet pour Dieu un  genre de liberté qui ressemble à l’homme.

Le Dieu de Descartes et de Spinoza a plus de gloire divine.Dans le texte par point louable il faut entendre  qui n’est pas justifié .Le mot gloire signifie rayonnement. Leibniz exprime pour la première fois le terme harmonie , générale de l’univers. C’est la première occurrence de sa théorie de l’harmonie préétablie. Dans la section   1 et 2 toujours dans le sommaire, il ne suffit pas de dire que le monde est intrinsèquement bon. Dans la section 3 , il est objectivement le meilleur .Il a été nécessaire jusqu’ici d’évoquer des généralités. Il faut patienter pour entrer dans le vif du sujet ! Il est conseillé de lire l’opuscule suivant : de la production originale des choses prise à sa racine. Cet opuscule date de 1697. Il se trouve dans un petit livre chez Vrin, ayant pour titre : opuscules choisis

 

 

 

 

 

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