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Dans les sections 26-27 du
sommaire
nous entrons dans les idées. De l’origine des
idées à l’acquisition de la connaissance.
Les idées sont – elles innées à l’esprit, viennent – elles de l’expérience ?
C’est l’essence de la controverse avec Locke qui admet la théorie de a
priori.
Les idées sont – elles innées ou adventistes ?
La vérité est connue a priori, il faut savoir que sans la justification de
cette croyance, la vérité vient de l’expérience.
Les idées viennent – elles de l’expérience ?La
connaissance
( soit une croyance vraie et justifiée
) est a priori pour le domaine des mathématiques, vérités logiques,
nécessaires ou
empirique et a posteriori
La justification des croyances dépend des connaissances.
Un petit exemple :Paul
est au cinéma.
Je dois vérifier cette croyance ( j’ai
vu Paul au cinéma, quelqu’un me téléphone qui voit Paul,
etc).
Justifier 1+1 = 2, c’est nécessairement le
cas.
Pour Locke nous avons l'idée de 1, l'idée
de 2, l'idée de l'égalité, et l'idée de la somme.
1+1 = 2 est justifié sans recourir à l’expérience.
Pour Malebranche les idées ne sont pas dans l’esprit.
Une faculté ne se produit pas, c’est une structure de
l’esprit humain.
Quelle différence y– a- t–il entre les idées et les notions ? L’idée ne
s’actualise pas sans les sens. La notion est une idée actuel ( agir).
Par réflexions , je découvre la notion de moi. Par un sens interne. Pour
Locke , la connaissance est a priori pour l’homme, il admet les vérités a
priori ( nécessaires).
Pour Leibniz, les vérités sont nécessaires et ( de fait ) contingentes .
Les vérités nécessaires viennent de l’entendement, les contingentes des sens
.
Leibniz reproche à Locke ( voir le livre IV , Locke dit qu’on peut avoir des
vérités nécessaires en morale ) de n’avoir pas étudier les vérités
nécessaires.
L’expérience n’est pas suffisante.
On a des connaissances dans l’esprit qu’on a jamais servi.
L’âme reçoit des connaissances soit passivement, soit activement .
Si les vérités sont innées, il faut des pensées innées.
Pour Leibniz, les pensées sont des actions. Les connaissances sont des
dispositions. Aperception comme opération de l’esprit.
Locke soutient que l’esprit ne pense pas toujours ( sommeil, comme le corps
sans
mouvement, l’âme peut être sans pensée).
Bien sûr, Leibniz n’est pas d’accord ( théorie des petites
perceptions ).
Pour Locke, il y a des connaissances données et des
connaissances fabriquées.
Pour Leibniz , la base de la connaissance est le principe de raison
suffisante.
Le
monde réel c'est :
1. Dualité entre les choses en dehors de nous.
2. monde de l’esprit, science intelligible, ne
rend pas compte du réel.
Leibniz veut réunir 1 et 2.
Il est innéïste.
Voyons encore ce qu'est une métaphore vive:
l’amour est une fleur, l’amour est un transport , c'est une comparaison
elliptique.
Et une
métaphore morte : le soleil se lève, se couche ( Copernic), voir la
section 27 du
sommaire.
Locke n’est pas un matérialiste ( ontologique ). Pour les matérialistes purs
et durs, Dieu n’existe pas. L’âme est une fonction cérébrale. La réalité
est fondamentalement matérielle.
( Hobbes, Marx, Baron sont des matérialistes ).
Pour les empiristes, toute connaissance provient de l’expérience.
Locke admet que l’âme est probablement immatérielle.
La structure innée est une structure in put, l’out put est immense.
Ainsi dans le langage, l’acquisition de base est petite, et l’out put est
immense, dans ce que l’on exprime.
La théorie de la substance renvoie à la notion complète.
La
théorie de la substance n'a pas de causalité transitive ( la substance
n’agit pas sur une autre, toute causalité est immanente).Chaque
substance produit la totalité des perceptions. La substance est sans cesse
active.
Alors, comment distinguer action et passion ?
Avoir une passion, c’est être passif. ( réf. page 50, section 14 ).
(Degré supérieur et inférieur de la clarté,
réf. section 15 ).
Quand une substance agit, l’autre pâtit sans causalité, bien que toute
substance est active, il y a une différence entre les passions et les
actions.
Au paragraphe 27, nous trouvons la réponse concernant les perceptions qui
dépendent des sens extérieurs et les perceptions qui ne dépendent pas des
sens extérieurs.
Il faut un moment T1 pour avoir une séquence
de perception, par exemple de l’église là-bas.
L’église est une infinité de monades. La matière n’est pas une substance
mais une simple apparition extérieure de l’accumulation des monades. On
croit avoir une idée, mais elle s’avère fausse alors qu’elle est apparemment
claire.
Pour Descartes l’idée arrive immédiatement à l’esprit. Il croit à l’idées
claire et distincte.
Pour le philosophe l’intelligibilité est soumise à l’analyse universelle.
Classement des idées selon Leibniz :
L’idée peut être obscure ou claire.
Si elle est claire, elle peut alors être
confuse ou distincte.
Si elle est distincte, elle peut alors être
inadéquate ou adéquate.
Si elle est adéquate elle peut être alors
intuitive ou symbolique.
Quelques explications :
l’idée claire reconnaît la chose et la distingue, ainsi nous
percevons la plante et la couleur.
L’idée obscure c’est quand nous n’arrivons pas à la distinguer des autres
idées.
L’idée confuse est la perception des sensibles. Ainsi, on
reconnaît l’objet mais on ne peut en énumérer la liste des caractéristiques.
Si je rencontre Paul dans la rue, puis qu’on me demande de le décrire, je
peux parler de sa démarche, de son nez, mais tout le monde ( mettons de côté
les exceptions du type de la rencontre avec un handicapé ) a une démarche
et un nez !L’idée confuse par cet exemple illustre que ce type d’idée n’a
pas une liste de propriétés pour distinguer les objets.
La couleur est particulière car c’est
une idée simple.
Paul lui est une idée complexe.
Les idées claires et confuses sont des qualités sensibles.
L’idée distincte a une marque suffisante
pour constituer l’idée au départ. Car, je distingue l’objet.
Ainsi,
je peux imaginer un chiliogone ( mille côtés ). Mais, si on met devant moi
un polygone à 999 faces et un chiliogone, je ne fais pas la différence.
L’idée
adéquate, on perçoit tous les éléments de cette idée.
L’idée inadéquate elle n’est pas connue de manière distincte ( c’est
une qualité sensible confuse par exemple comme pour le poids ou l’or ).
L’idée symbolique pour elle notre esprit travaille par hypothèse.
La connaissance aveugle ou encore symbolique fait confiance à
notre entendement.
Il y a dans le texte de Leibniz une forte dépendance de la pensée et du
langage.
Nous ne pensons que des mots. On passe de l’idée au langage et c’est une
symbolique aveugle car on n’en considère que les signes.
La pensée vraiment distincte sans langage n’est pas possible
La faculté de pensée dépend de la faculté du langage.
Expliquons encore que la définition nominale
est une définition qui rajoute des propriétés réciproques.
Quant à la définition réelle, elle garantit la possibilité des chose ( de
l’idée adéquate à l’idée symbolique).
Leibniz ne considère comme vraies que les idées réelles. Pour lui la vérité
transcendantale est hors de notre esprit, ce qui entraîne l’être là.
Pour Hobbes, toute vérité est dans les mots et
non dans les choses. Les mots ont un rôle d’universaux. Nous pourrions
aborder le monde des handicapés ( surdité) et de sa conception spécifique
mais restons aux idées de Leibniz. Pour lui, les vérités sont des rapports
entre les idées.
Ainsi nous avons l’idée de 2, de 4 et de
l’égalité. 2 n’est pas une proposition, mais 2+2 = 4 en est une.
Nous avons de tout temps les vérités mathématiques en nous dans leur
totalité ( esprit immatériel ), mais ne nous demandons pas où elles sont
dans notre esprit !
La définition nominale donne la liste des propriétés pour avoir une
distinction. Le réel est le moyen de produire la chose. Ainsi, le cercle est
une droite qui tourne sur un point fixe immobile, nous avons le cercle, ce
cercle explique la genèse de l’objet sans analyser la notion du point, du
mouvement, c’est une idée inadéquate mais distincte, réelle et causale.
L’idée réelle a priori analyserait la droite et le mouvement de ce
cercle.
L’idée fausse, c’est n’avoir pas d’idée et non avoir une pseudo croyance qui
fait que l’on se trompe toujours. Ainsi un faux canard, appât pour les
chasseurs, n’est pas un canard, il n’a pas la propriété d’être faux, car il
n’a pas la propriété d’être canard.
Faux est le contraire de véritable et non de vrai.
Une croyance vraie serait que Paul s’ennuie et
qu’il le croit. Une croyance fausse serait que Paul croit que Madrid est au
Portugal.
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