L'harmonie préétablie

Leibniz

1646-1716

 
   

 

 

 

C’est une  relation entre le corps et l’esprit et de l’esprit avec l’esprit. (Concernant la substance, une excellente définition se trouve dans «  Brandon Look, Vinculum Substantiale , chap 2, Stuttgart, Franzsteiner. Voir aussi la section 33,du sommaire, concernant la relation âme, corps).   L’harmonie préétablie découle de la monade qui est un homonyme de substance simple, unité de substance / atome  nature ( non dans le sens d’atome physique) mais dans le sens d' indivisible. Elle n’a pas de partie, ni étendue ni figure. La substance est indivisible. La monade est une, elle a une unité indivisible . Deux monades ne peuvent être semblables. La monade apparaît par création ou désagrégation. Elle n’est pas composée de partie, c’est un tout fermé sans fenêtre. Un accident est intrinsèque à la monade ( substance ). Une substance composée  est un  agrégat de monade et diffère de la monade par ses propriétés intrinsèques.

Qualités de la monade : C’est une substance miroir du monde, chaque monade renferme la substance de tout l’univers. La monade perçoit le monde entier, donc elle-même. Plus la monade a une perception de l’univers, plus elle ressemble à Dieu. Rien n’agit de l’extérieur sur elle, sauf Dieu. Elle diffère de Dieu par la connaissance bornée du monde. Tout être créé est sujet au changement mais cela reste interne à la monade. Le moteur interne pour gagner de la perfection est l’appétition. Cette perfection  entraîne  l’appétition. La perception peut avoir un changement interne et un  mouvement qui sont  unis par l’appétition. Mais alors, comment  les choses changent et restent  dans la monade ? C’est le problème de l’unité chez Leibniz.

La substance simple  a une  action interne avec une âme et ses parties.

La Substance composée est un  assemblage de plusieurs substances.

Faisons une  nuance entre l’âme ( qui  a du sentiment et de la mémoire, l’animal a une âme, puisqu’il se souvient  du coup de bâton ! ) et substance et esprit. L' âme et le sentiment, l'âme et la monade. L’esprit est une âme rationnel, l’homme est doué d’une âme raisonnable. Au moment où la substance meurt, elle n’agit plus. Or, agir, c’est passer de perceptions obscurs à l’éclairé. Sorte de sommeil où l’âme devient obscure, corps mort, plus de perceptions. Il y a une différence entre monade et substance. Ainsi, un point mathématique n’a pas d’étendue, mais, une infinité de points mathématiques fait une ligne. D’où vient l’impression de causalité entre substances ? Ex : une table qui est poussée par ma main ( main / table est régi par l’harmonie préétablie).

L'harmonie préétablie soit  toute substance agissant par ses propres actions.

Ainsi main / table sont indépendantes dans l’action, Dieu régit l’impression de causalité.

Notion de plein : pas de vide, la monade est partout cela aide à comprendre le pourcentage de clarté des perceptions, ce qui explique pourquoi notre esprit perçoit mieux notre corps. Ame / corps, chez Descartes esprit ( pensée) – corps ( étendue ) interagissent par la glande pinéale. Les occasionnalistes montrent une autre interaction où il n’y a plus de causalité mais où tout est régi par Dieu ( la main qui se lève !).

Leibniz n’est pas d’accord, il n’aime pas l’action de Dieu perpétuel ou miracle perpétuel. Comment les substances interagissent entre elles ? Toute substance est source de ses actions .

Dans l’exemple de deux pendules :

1) un  élément relie ces deux pendules ( position de Descartes, mais quel élément ?)

2) Dieu intervient ( théorie des occasionnalistes)

3) l’artisan ( Dieu ) a créé l’horloge parfaite sans cesse en harmonie,  la  perfection c'est  harmonie de la pendule.

Ainsi nous comprenons pourquoi notre main pousse la table. L’esprit de la monade est doué de raison. Il  exprime l’univers vu à travers le corps. Il y a interaction des esprits entre eux. ( voir l'ouvrage de monadologie de Leibniz, paragraphe 79 ) . Les causes finales ( Dieu )  et les causes efficientes ( qui sont  apparentes , car elles n’agissent pas sur les autres sur un plan phénoménal par la volonté de Dieu ) nous donne l’harmonie préétablie.

L'action  est un acte mais  pas dans un sens commun , lever le bras n’est pas une action , mais une passion ,l'acte provoque la passion chez autrui .La  passion est une perception confuse, ce que l’autre perçoit est une action. Chez Leibniz tout est action. Le repos est une action infiniment petite. Dieu régit le tout. Agir, c'est parler ou le domaine des  math ou encore  résoudre un problème .Pâtir , c'est être triste,en  colère, c'est une  passion obscure). Prenons ce qu'il se passe lors d’une remarque blessante. L'un agira, l'autre pâtira. Lever le bras, ce n’est pas agir. Agir augmente la puissance et la perfection. La relation n’est pas causale, l’une gagne au détriment d’une autre, l’autre confuse. Pourquoi le mal peut –il exister ? Le mal particulier est suivi d’un bien plus grand ailleurs. Chaque action est réglée sur un plan initial, voir sur deux plans :

1) le meilleur des mondes

2) l’harmonie préétablie ( qui suit le plan du meilleur des mondes possibles)

Chez Leibniz, il y a une distinction entre percevoir obscurément et clairement et percevoir confusément et distinctement.

Percevoir inconsciemment (cela est souvent tout à fait obscur) et consciemment ( cela est une a perception). En vertu de la loi de la continuité , il n'y a pas de saut dans la Nature. Le bruit de la mer est le  résultat d’un bruit infiniment grand de vagues, nous entendons chaque vague, qui est perçue inconsciemment, l’ensemble est perçu confusément, mais consciemment.

Chaque monade perçoit tout l’univers ( obscur et inconscient ). On ne peut pas percevoir le vrai. Nos perceptions sont véritables ( là, nous ne sommes pas dans l’erreur ), la fausseté vient du jugement. La perception ne bouge pas, elle n’est pas mue par l’appétition, mais, l’appétition produit le passage de l’une à l’autre . Le corps est relatif à l’esprit donc existe, il est indépendant de l’esprit et est composé de monade. A la disparition du corps, l’esprit reste dans l’obscur puisque sans perception.

 

 

 

 

 

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