
|
Haïkus2, et d'autres sous: mes haïkus 1, haïkus 3, haïkus 4
|
|
Couleur de pavot mon amour mon rêve rouge opium de mon coeur
Tu me manques petite brume au ras de ma plume
Quand ta liberté effleure ma peau je ne suis plus que désir
Sur les dunes jaunes keffiehs claquant dans le vent une tribu nomade
Paglia a terra je dormirai contre toi sous le ciel étoilé
Marcher dans ton ombre longtemps longuement jusqu'à ce que ma nuit tombe
Dans tes bras laisse-moi être roseau dans le vent mouvance légère
Les dômes semblent porter une chapka blanche neige sur Moscou
Posé sur la terre tel un baiser rouge un champ de coquelicots
L'amour qui te prend balade ta vie entière dans un zénith bleu
Ma mélancolie c'est une rose séchée qui pique mon coeur
Rythmant le temps lisse de ces moines en robe orange l'immuable gong
Dans la nuit céleste j'aimerais chanter pour toi le plus bel octave
On s'y promène enlacés sans se lasser jardin des délices
Le plus beau du monde c'est l'Amour qui nous emporte où plus rien n'importe
Dans l'Oural du Nord la cognée d'un bûcheron brise le silence
Tu me manques tant que le monde devant moi en perd ses couleurs
Sonne le tocsin dans la ruelle pavée un dernier passant
Tu ne sauras jamais combien je t'ai aimé ni combien le ciel a d'étoiles
Oublier le temps qui vole les ans et aimer encore
Topaze dans l'aube rubis dans le crépuscule le soleil
Quand l'amour nous prend peu importe la saison et la latitude
Costumes de soie qui froufroutent près des Doges temps du carnaval
Amour clandestin dans la pénombre secrète d'un hôtel de passe
Grands traits bleus sur ma vie mes amours
Bâtons de bambou soulignant des voix courtoises musique chinoise
Aujourd'hui j'ai mis ma petite robe noire temps des amours mortes
Solstice d'hiver au pays du matin calme Hsin Nien et Têt
De par tes je t'aime je la touche tout de go ma quête du Graal
Une odeur d'absinthe troublant la fin de journée heure apéritive
Un baiser posé sur chaque pétale offert chapelet de roses
Mille et une nuits bercent Cordoue endormie l'Andalousie rêve
Marchant dans la rue hommes de Kaboul pacouls vissés sur la tête
Sur Saint Petersbourg tel un ballet du Bolchoï le vent tourbillonne
Pluie en biseau lacérant le ciel jour entaillé
Montmartre dessine dans Paris qui fait la Belle toute une Epoque
Les murs en révolte d'une ville grise et triste tags et graffitis
Une vieille délavée drague un black musclé chats gris dans la nuit
Regard bâillonné le dos contre le mur froid il attend sa mort
Sur nos corps dansant la douceur d'un rai de lune lumière tango
L'ultime caresse du soleil crépusculaire fait rougir le ciel
Parquée dans son home cette vieille au regard triste attend des visites
Dans son bol de thé le goût léger de la Chine parfum de jasmin
Clodo endormi sur un banc froid de Paris à qui souris-tu
Le ciel sniffe sa traînée de poudre blanche snouff de saison
Féminité dévoilée dans la vapeur tiède d'un hammam mauresque
Sur la solitude le temps immuable déroule son infini
Encore une fois l'aube sanguine se lève sur ce pays meurtri
Sur des trottoirs gris la prostituée claque sa vie
Bijou sans pareil épinglé sur le printemps première fleur
Le ciel a son coup de spleen il me colle le blues avec son air triste
Il n'ignore plus l'enfant qui pleure le monde secret des grands
Succomber au charme du printemps séducteur envie d'aimer
Mots thésaurisés offerts comme un talisman au bel amant
Au gré des terrasses caressant de doux minois le soleil musarde
Des vapeurs de riz dans l'aube à peine voilée Pékin qui s'éveille
Un dandy sapé promène ses nippes dans le Tout Paris branché
Marqués de mon sceau empreints de nostalgie douce lieux de mon enfance
Chante la couleur colère de ta banlieue triste rappeur aux pieds noirs
Glissant sur la mer bateau sans printemps les exilés
Vider de tous mots l'esprit vagabonde comme un papillon léger
Pour ne pas sombrer amarrer la vie dans le bleu pur de l'espoir
Derrière le paravent ses vêtements glissent sur sa peau nacrée
Pour un bout de terre si petit dans l'univers des hommes se battent
Scellé dans les coeurs en guise d'éternité le temps de l'amour
Pour voir briller mille feux dans leurs yeux machos la gitane danse
Dans les matins noirs au plus bas du baromètre se sentir carpette
Ils chantaient le blues pour apaiser leurs nuits blanches les esclaves noirs
Il pique les yeux l'air de nostalgie soufflant sur le temps qui passe
Dans ce fous-y tout ce big bazar de la vie je t'ai trouvé toi
Ce baiser de feu qui jette nos corps dans les limbes du plaisir
Tout le bruit du monde s'estompe en douceur dans tes bras accueillants
Mes larmes se mêlent à la rosée du matin chagrin
Chaque grain de monde c'est l'amour je n'y peux rien me parle de toi
Dans ta solitude tes larmes ne peuvent pas fleurir ton désert
J'aimerais tout te donner mes rêves d'enfant le ciel et la terre
Oubli impossible ta lumière tamisée darde mon passé
Au coin de ta bouche ricoche du temps qui passe les premières rides
Je suis fille du vent qui jamais ne sera enchaînée par l'amour
Beauté momifiée figée dans la mort un papillon épinglée
Te dire oui après une longue nuit capitulation
Goût de fin tabac de caoua corsé premier baiser matinal
La faucheuse aguicheuse au bout du chemin déjà nous fait signe
Pâlis par les ans jetés dans un coin tous mes rêves inutiles
I'm in the moon le regard dans les étoiles besoin de rêver
Sous le ciel bleu à l'ombre des palmiers le soleil s'allège
Ni l'ennui ni le chagrin ne sauront ternir l'éclat de la fleur
Dans la voix d'un bonze il y a des prismes d'orange et d'encens
La rumeur sournoise qui naît gonfle s'use meurt dans le fiel du temps
Marins solitaires vos mille désirs rêveurs écument la mer
Sur papier glacé insuffle tes doux rêves écrivain solitaire
Ta vie fait ses gammes fausses notes accords sublimes tu chantes avec elle
Dans nos vies ombrées les amours illicites cachent leurs baisers secrets
Trouvant que le noir te sied au fond tu te plais dans ton désespoir
Ton doux souvenir reste l'unique bagage de ma vie d'errance
Tant tu te rappelles à moi que je ne peux voir qu'au travers de toi
Tu te roules en boule tu fais le gros dos pour tout oublier
Ne jamais jeter dans les eaux de la tristesse le bleu de ton coeur
Tes larmes s'écoulent sous le ciel indifférent à ton désespoir
Que je sois ce vin porté à tes lèvres pour t'enivrer mon amour
Dans la maison close la courtisane au corps lisse rêve d'amour vrai
Tu l'aimes et tu la haïs elle t'attire et te rebute la vie qui te tient
Traçant ta ligne de vie tous ces petits rien qui font des beaucoup
Laisse-moi prendre ta vie aux contours de vair au creux de mon coeur
Debout comme un vieux sarment résister encore aux vents de la vie
Tendus sur la vie au zénith des émotions l'amour et la mort
L'océan qui nous sépare n'est que goutte d'eau face à notre amour
Cours dans le jour bleu chercher dans l'air si doux ce que tu attends
Trop sombres et trop noires d'immenses vagues recouvrent son coeur en deuil
Tel le jour ressemble au jour on est tous les mêmes sans être les mêmes
On se jette dans l'amour comme dans le vide vertige absolu
D'amour et de haine jour de soleil jour d'orage passion qui nous enchaîne
Mendiant un peu de soleil il chante Harlem ce pauvre vieux black
Merveille des merveilles l'enfant innocent sommeille
Au ras de ta vie tout en toi prend la couleur de la brume grise
L'amour fait le beau pour que les coeurs fariboles dans l'été frivole
Toi moi et moi toi tels nuit et jour font le jour rêvons de faire un
Quand je t'aurai tout oublié je souhaite qu'il ne reste que ton nom en moi
Dans la chambre close voltige le bruit si doux des amants qui s'aiment
Don Juan tu te pavanes au milieu des dames qui t'espèrent amant
Dans le secret de mon coeur je suis gitane aux rêves bohèmes
Dans le ciel mélancolique terni par le temps des papillons noirs
Que l'on meurt d'ennui quand le temps s'étire dans un long soupir
Sur terre étrangère tu es arrivé l'espoir en bandoulière
Cette perle rare brillant dans tes yeux une larme de bonheur
Dans l'ombre chinoise elles attendent leur maîtres Concubines
Je serai orfèvre je taillerai dans tes larmes des rais de soleil
Dans la jalousie tu tends un miroir qui reflète tes envies
Au fur à mesure que ta vie se rétrécit ton coeur s'agrandit
Tous ces mots en moi ne sont que misère pour te dire mon amour
Sauras-tu cueillir les rêves d'amour que l'on sème sur ta route
Sa bouche usée d'avoir tant aimé murmure la solitude
Ciel sans étoile voyage sans lune désespoir
Les nuits de débauche sur les rivages de l'aube nous laissent épaves
L'enfant n'est plus désormais seul le vent pousse la balançoire
Envoûter tes nuits jusque dans l'éternité tel est mon désir
Le pas chaloupé des jolis coeurs arpentant les plages d'été
Le vieux sur son banc regarde la place vide qu'a laissé sa vieille
Un drag queen moqueur chatouillant sa vie avec des plumes soyeuses
La belle esclave trimait du matin au soir en pensant à lui
Malgré les années tout autour de moi ne me parle que de toi
Des happeaux à mecs des midinettes make upées dans les nuits branchées
Cocotte fanée qui se la joue midinette oripeau à mecs
Tel un soleil couchant les amours s'éteignent dans les fastes du jour
Ne reste pas là à frissonner de la sorte au bord de ta vie
Bricole-toi un univers où te te promènes loin de tes misères
Après le chagrin tes yeux se dessillent et le soleil t'éblouit
Dans le goulet de ta vie n'oublie pas de voir le jour qui se lève
Dans l'aube du Gange à l'heure méditative tout devient très doux
Goutte de rosée s'évaporant dans le temps telle est la passion
Je ne sais pas croire pourtant je joins mes deux mains pour que tu me reviennes
Au fond de la solitude tu ne sais voir que ton propre reflet
Acide brûlant tes larmes d'amour coulent une à une sur ton coeur
Pauvre manouchka tu le pleures ton amant qu'ils ont mis en tôle
Impatient d'aimer vibrant de désir fébrile il suit sa promise
Pour savoir ce qu'est le feu il faut s'y brûler de même l'amour
Dépourvu d'amour dans le petit matin gris mon coeur est bien triste
Comme une envie de t'aimer dans l'été Indien désirs de douceur
Days are black days depuis que tu m'as quittée je suis lune noire
L'Etat amoureux est un Etat où le coeur se bat pour aimer
Pour étancher cette soif qui brûle ton corps je me ferai eau
Dans cette rose j'ai caché un baiser pour toi sauras-tu le prendre
Ne laisse pas s'écouler entre tes doigts l'amour que tu reçois
Battant en silence dans le secret de mon coeur mes amours
tankas: Dis emmène-moi dans un monde rubescent où tous les baisers ne seraient que flammes folles qui embraseraient mon ciel
Quels jours sommes-nous depuis que tu es parti j'ai tout oublié les fleurs et les papillons me reste l'écho de ton nom
Juste envie de ciel bleu dans ma tête Juste envie de planer dans mon coeur Comme un albatros loin de tous les mots....
|
|
©Copyright N.RUB
|