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Le jugement et la croyance « Nous croyons quand nous voyons qu’il faut croire ». Saint Thomas. Le jugement se présente comme une affirmation ; il suppose la croyance, c’est-à-dire l’assentiment de l’esprit à la proposition annoncée. De la « Critique de la raison pure (1781) « , Kant : la Critique vient du terme grec krisis qui signifie jugement. La Critique de la raison pure est le jugement que la raison porte sur elle-même. Elle expose les fondements de notre savoir authentique et rejette les prétentions insensées de la raison métaphysicienne. La Critique pose toujours les questions sous le double angle de la norme et du droit, délaissant les jugements qui ne peuvent être produits a priori, c’est-à-dire indépendamment de l’expérience, ce qui signifie : sans que le recours à l’expérience puisse les modifier. Citons : Les objets de l’expérience ne sont donc jamais donnés en eux-mêmes dans l’expérience, et ils n’ont aucune existence en dehors d’elle.
Tableau des croyances :
Ou nous pouvons encore pose le tableau suivant :
(Ce tableau est "emprunté" à http://www.philocours.com/cours/cours-art.html#II ) Pour Spinoza la croyance est déterminée par la clarté intrinsèque de l’idée. C’est la théorie intellectualiste de la croyance qui résulte de l’évidence, du doute de la contradiction et de la confusion des idées. L’idée n’est pas une peinture muette. L’ordre psychologique de la croyance serait le reflet de la nature de l’idée : ou bien l’idée est obscure, confuse, et je suis incertain ou bien l’idée est claire, vraie, et je suis certain. On peut opposer un fait d’expérience. « Les objets de l’expérience ne sont donc jamais donnés en eux-mêmes, mais seulement dans l’expérience, et ils n’ont aucune existence en dehors d’elle » Ce fait d’expérience est un fait psychologique de l’erreur. On peut se croire certain et ne pas posséder l’idée vraie. Qu’est – ce qui nous fait croire ? Cela n’est sans doute pas essentiellement l’intelligence, c’est autre chose, la volonté. C’est un point de vue volontariste. C’est par opposition à l’intellectualisme de Spinoza, le point de vue de Descartes qui dit que le principe de l’assentiment réside dans la volonté. Voir un homme qui court et d’assurer qu’on le voit, c’est autre chose. L’entendement propose ses représentations, ses idées, mais c’est la volonté qui dispose, qui affirme ou qui nie. L’erreur, pour Descartes, est une affirmation précipitée trop rapide de la volonté qui décide d’accorder son assentiment à une idée qui n’est ni claire, ni distincte. Mais, se contraindre à croire par un coup de force de la volonté, n’est-ce pas avouer qu’en réalité on doute ? On a pu dire en ce sens que toute volonté de croire est une raison de douter. Il est vrai en somme que l’on croit que ce qu’on l’on voit. Il est bon de lire les Méditations métaphysiques de Descartes pour comprendre comment ai-je la certitude de la réalité.
La vérité ne saurait se définir à
partir de la personne vivante toute entière, instincts et passions compris. La
recherche de la vérité suppose une ascèse, un effort pour me délivrer de
l’imagination, des besoins et des passions. La croyance vraie c’est la
croyance fondée en raison et qui par là échappe aux motivations purement
psychologiques. Russel disait qu’on ne peut faire la psychologie que des
croyances fausses, les croyances vraies concernant seulement la logique. Il peut
être des certitudes morales qui trouvent un fondement valable dans l’action,
dans une expérience où tout l’être s’engage. Il faut distinguer entre :
croire en et croire que. L’objet de la connaissance peut se présenter à nous d’une façon indécomposable et immédiate. Je perçois la couleur d’un corps. Je vois. Cette connaissance immédiate est appelée intuition. L’intuition empirique sensible est celle qui prévaut quand apparaît en objet extérieur, il me semble que j’en ai une intuition immédiate. L’intuition prévient et prépare en quelque sorte le raisonnement. Ma pensée est discursive, c’est-à-dire dans le sens de courir de ci- de là, ma pensée progresse d’un jugement à l’autre. Par l’intuition on trouve, par le raisonnement on prouve. Le raisonnement est une démarche qui aboutit à une proposition finale, une conclusion qui se présente comme le terme et le but de tout un travail mental. « Si nous disons de l’entendement qu’il est le pouvoir de ramener les phénomènes à l’unité au moyen de règles, il faut dire de la raison qu’elle est la faculté de l’entendement au moyen de principes ». Critique de la raison pure, Kant. L’analyse, elle, fait la synthèse. L’analyse est le procédé par lequel la pensée décompose un tout en ses éléments ; la synthèse, celui par lequel elle recompose le tout à l’aide des éléments distingués par l’analyse. La perception d’on objet extérieur est donc le résultat de toute une construction mentale. Cette intuition sensible joue un rôle considérable dans la connaissance. La perception serait impossible sans elle, les images dont elle se compose n’étant elles-mêmes que des résidus de sensations antérieurs. La sensation, disait déjà Aristote, n’est pas la connaissance, mais celui qui n’aurait pas la sensation ne pourrait rien apprendre. L’intuition psychologique est celle de la conscience. Il ne s’agit pas de la conscience morale, qui nous dicte notre devoir, mais de la conscience psychologique, de ce sentiment intérieur et immédiat que nous possédons de ce qui se passe dans notre esprit. La psychologie énonce des jugements de réalité, des propositions qui indiquent simplement ce qui est. Elle se place sur le terrain scientifique. Elle décrit et énonce des lois ; la logique prescrit et édicte des règles. La logique est l’étude des opérations de l’intelligence en tant que celles-ci ont pour fin la distinction du vrai ou du faux. « La logique est la théorie
des opérations intellectuelles qui servent à l’estimation de la
preuve…Lorsqu’une croyance prétend être fondée sur des preuves,
l’office propre de la logique est de fournir une pierre de touche pour vérifier
la solidité de ces fondements…La logique n’est pas la même chose que la
connaissance, bien que son champ
soit aussi étendu. Elle n’entreprend L’induction n’est pas une conclusion véritable : c’est une formule brève et commode qui résume ou condense le résultat de mes observations. Cette induction est donc purement formelle : elle n’ajoute rien à mon savoir et consiste en un simple changement de forme A quoi sert la philosophie de l’esprit, l’exemple de la croyance
Tentons
de démontrer l’utilité de la philosophie en égard à
La croyance en tant que phénoméne
mental:en science, il n’est pas
possible de définir la signification de la croyance. L’anthropologie renvoie
au concept de croyance.
Perception I Action:
«
Mère Nature» invente
les réflexes automatiques (parfois fatals) et le plaisir( favorise l’acte)
ainsi que la douleur ( défavorise l’acte), dans le but
d’apprendre. Face à ce concept fourre-tout, stratifions la croyance ainsi:
Attentes spontanées:
Mécanisme
inné de la représentation
automatique. Non conscient. Modules pré-câblés.
Représentations
dispositionnelles
Croyance:
Récits
La théorie sociale englobe
toutes sortes de signification.
Un
exemple : citons Fodov concernant le vocabulaire «lapin ».
Il faut un fait naturel pour
déterminer la croyance. Il y a aussi le problème de suivre des règles.
Ainsi, la série 2, 4, 6,
1000, 1002, 1004....
1000, 1004, 1008...
On aurait pu suivre à
l’infini la série + 2 à l’infini. On peut suivre aussi la règle:
à partir de
Il faut une théorie
pratique et sociale (pour savoir ce qui est correct ou incorrect) et des propriétés à agir
dans un moment particulier.
1) poursuivre
une série finale dans une manière déterminée
2) tenir compte de
l’environnement physique, avoir une disposition plus ou moins authentiques qui
entraîne une tendance à coopérer
3)réaction
aux autres I sanctions
4) sanctions
( ce qui est correct, ce qui
n’est pas correct) provoquent un processus de détermination
5) conditions définies
, règles qui s’identifient au point de convergence
(
ensemble des règles, ceci est un arbre,feuille,
oiseau, etc)
La pratique sociale détermine
la signification ( constructivisme).
Il y a une relation entre
croyance, individu et communauté.
La vérité est différente
de la certification et de la vérification.La théorie sociale
s’applique aussi à la mythologie, aux poèmes, etc.
Pourquoi
des croyances se développent et non d’autres qui n’ont même pas été
testée
? Par la vertu du principe de non contradiction . Il es nécessaire d’obéir
aux lois de la non contradiction, mais on peut les violer.
La temporalité joue un rôle.
Abandon de croyances par la connaissance qui évolue.
Le
côté cognitif de la croyance est sans doute nécessaire dans une pratique
d'une théorie,sociale des croyances, c'est un discours qui se réfère
au monde, pour une conception réaliste de la vérité, voir une conception réaliste
morale.
La théorie sociale est axée
avant tout sur la coopération des individus sociaux.
Osons
conclure en disant que nous ne serons sans doute jamais comment l’esprit fonctionne. (basé sur une discussion avec Fabrice Clément, CREA)
Le débat entre le
constructivisme et le réalisme est au centre de la philosophie contemporaine.
Proposons la thèse suivante: le constructivisme est correct en ce qui concerne
l’accès épistemique que nous avons au monde; mais cela ne nous empèche pas
d’accepter la conception réaliste suivante: c’est la constitution du monde
qui détermine lesquelles de nos croyances sont vraies et lesquelles sont
fausses. En particulier, développons en trois étapes un argument qui cherche
àétablir qu’une théorie sociale de la signification peut être combinée
avec une théorie réaliste de la vérité: (a) Une sémantique inférentielle
basée sur des pratiques sociales peut prendre en considération la représentation.
(b) Une telle sémantique n’exige pas que nous identifions ce qui est correct
avec ce qui est accepté comme correct par une communauté appropriée. (c) Une
telle sémantique peut inclure une relation rationnelle entre le monde et les
pratiques sociales qui déterminent la signification de nos croyances.
Pourquoi une théorie sociale de la signification?
Un constructivisme relatif
à la signification de nos croyances peut sembler trivial Pourtant, un tel
constructivisme a des conséquences importantes: (a) Il implique que le
vocabulaire intentionnel, que nous employons pour décrire nos croyances, ne
peut pas être réduit au vocabulaire des sciences physiques. (b) Un tel
constructivisme s’oppose à des théories causales de la signification.
L’argument contre ces théories est que la signification d’un concept est
plus spécifique que son extension (cp. l’exemple de l’étoile du matin et
l’étoile du soir de Frege (1986) et les indéterminations de Quine (1960)).
Pourquoi un constructivisme social?
Toute sorte de constructivisme mental, y compris une sémantique
platonicienne, est victime d’un autre argument de l’indétermination, celui
de Kripke-Wittgenstein. Selon Kripke (1982) toute série finie d’exemples, de
croyances ou d’actions satisfait à une infinité de règles logiquement
possibles. Il y a deux aspects de ce problème (problème de «suivre des règles»):
l’aspect infinité:
Comment une série finie d’exemples, de
croyances ou d’actions peut-elle exprimer une seule règle au lieu d’une
infinité des règles?
l’aspect normatif :
Qu’est-ce qui détermine la façon correcte
de poursuivre une série finie d’exemples, de croyances ou d’actions?
Comment quelqu’un peut-il suivre une règle de telle manière qu’il ait à
sa disposition un critère de distinction entre ce qui est correct et ce qui est
incorrect?
Les indéterminations que
Quine et Kripke mettent en évidence sont la motivation principale d’une théorie
sociale de la signification qui est formulée à l’aide d’un vocabulaire
normatif:
Esquisse d’une théorie sociale de la signfication
La réponse de Crispin
Wright à Kripke:
Understanding cannot be
always achieved via uniquely rational extrapolation from sample uses and
explanations; and is flot usually. Rather the path to understanding exploits
certain natural propensities which we have, propensities to react and
judge in particular ways. The concepts which we ‘exhibit’ by what we count
as correct, or incorrect, use of a term need flot be salient to a witness who is,
if I may so put it, merely rational ...
(Wright (1993), p. 28)
1) Bien qu’il y ait
une infinité de possibilités logiques pour continuer chaque série finie, une
personne est dans la plupart des cas disposée à poursuivre cette série
d’une manière déterminée. L’infinité des possibilités logiques ne se
traduit pas en possibilités physiques.
2) Les dispositions des
personnes qui partagent un équipement biologique et un environnement physique
sont plus ou moins identiques, et elles incluent une tendance à coopérer.
3) Grâce à sa
disposition à coopérer, chaque personne réagit aux actions des autres de
telle manière qu’elle applique des sanctions: elle renforce ou elle punit les
actions des autres. Les sanctions introduisent une perspective externe. De cette
manière, elles permettent une distinction entre ce qui est correct pour une
personne et ce qui l’est aux yeux des autres.
4) De plus, les
sanctions provoquent un processus de détermination des conditions dans
lesquelles les personnes en question sont d’accord sur la manière de
continuer une série fmie d’exemples particuliers. Ce sont là les conditions
normales.
5)
Aussitôt que des conditions normales sont définies,
la règle s’identifie au point de convergence des personnes qui continuent une
série des exemples, des croyances ou des actions.
6) Ces pratiques
sociales ne déterminent pas de règles de signification isolées, mais plutôt
un ensemble de règles, c’est à dire un contexte inférentiel. Il en résulte
une théorie inférentielle_de la signification.
De la signification sociale à la vérité réaliste
Première étape: représentation basée sur l’inférence
Une sémantique inférentielle
a la tâche d’expliquer les relations entre les croyances et le monde (la représentation,
la référence) sur la base de relations entre croyances. Un mécanisme de réponse
différencié et fiable à son environnement n’est pas suffisant pour obtenir
des représentations ayant un contenu conceptuel. Il faut un contexte inférentiel.
Brandom (1994) élabore une théorie détaillée de la représentation en termes
de relations inférentielles entre des croyances.
Deuxième étape: les normes ne se réduisent pas aux faits sociaux
La conséquence à éviter:
None of us unilaterally can
make sense of the idea of correct employment of language save by reference to
the authority of securable communal assent on the matter; and for the conimunity
itself there is no authority, so no standard to meet.
(Wright (1980), p. 220)
Au lieu de concevoir une théorie
sociale de la signification en termes de relations entre un individu et une
communauté, on peut reconstruire les pratiques sociales sur la base de relations symétriques entre individus (Pettit
(1993), chapitre 4; Brandom (1994), chapitre 1). Celles-ci sont ouvertes:
l’intervention d’une tierce personne qui mette en question des pratiques
jusqu’alors tenues comme correctes est toujours possible. Cela s’applique
aussi à des pratiques qui jouissent de l’accord d’une communauté entière.
On peut donc dire: Des attitudes normatives consistantes à tenir quelque chose
pour correcte étant données, alors ce qui est correct dans nos croyances sur
le monde procède de la constitution du monde. Les pratiques sociales qui déterminent
un contenu conceptuel ne sont que le moyen (en fait, le seul moyen) d’obtenir
un accès épistémique à un monde indépendant de nos croyances.
Troisième étape: une relation rationnelle entre pratiques sociales et
le monde
L’objection de Mc Dowell
(1994): oscillation entre le cohérentisme, qui laisse nos croyances filer dans
le vide, et le Mythe du Donné. La position selon laquelle le contenu conceptuel
est déterminé par des pratiques sociales aboutit au cohérentisme, parce que
ces dernières ne peuvent pas assurer que nos croyances sont soumises à une
restriction rationnelle de la part du monde. Pour éviter cette oscillation il
faut une conception qui montre comment le monde peut exercer une restriction
rationnelle sur nos croyances.
Résultat: un réalisme
pragmatique
Réalisme
pragmatique,
parce que la signification de nos croyances est déterminée
par des pratiques sociales.
Réalisme,
parce que c’est le monde qui détermine si une
croyance s’y référant est vraie ou fausse.
Références
Brandom, Robert B. (1994):
Making ft Explicit.
Reasoning, Representîng, and Discursive
Commitment.
Cambridge
(Massachusetts): Harvard Umversity Press.
Frege, Gottlob (1986):
Funktion, Begrzff Bedeutung. Ed. GIinther Patzzg.
G~ttingen: Vand~nhoeck und Ruprecht.
Kripke, Saut A. (1982):
Wùlgenstein on Ruées and Prîvate Language.
Oxford: Blackwell.
McDowell, John (1994):
Mmd and World.
Caxnbridge (Massacliusetts): Harvard University
Preas.
Pettit, Philip (1993):
The Common Mmd. An Essay on Psychology, Socîely,
and Politics.
Oxford: Oxford Umversity Press.
Quine. Willard Van Orman
(1960):
Word and Object.
Cambridge (Massachusetts): MiT Press.
Wright, Crispm (1980):
Wittgensteîn on the Foundations
ofMathematics.
London:
Duckworth.
Wright, Crispm (1993):
Realism, Meaning and Tria/i.
Oxford: Blackwell. Second edition. First
edition 1987.
Beaucoup de philosophes ont rêvé d’établir pour
leurs systèmes des fondements indestructibles. Les philosophes modernes
nous proposent de dire tout ce qui nous passe par la tête sans plus nous préoccuper
de vérité. Un moderne aurait pour maxime: rien n’est sacré que le
principe que rien n’est sacré. Ce qui pourrait rester du
fondationnalisme, c’est l’affirmation banale que tout discours qui vise à
convaincre doit commencer quelque part. Ainsi,
intéressons -nous à la
recherche de l’origine
psychologique du fondamentalisme.
Citons Aristote:
ce qui est le plus connaissable en soi et ce
qui est le plus connaissable par nous-même.
Il n’y a pas de
contradiction dans cette citation. Nous pouvons émettre un argument
transcendantal.
Il y a derrière
l’affirmation ou la négation un présupposé p®q
-p®q
, donc (en tous les cas) q.
Ce type d’énoncé est
vrai et nécessaire dans tous les types de monde. Il ne fonde ni une croyance ni
une autre.
Dans l’idée d’Aristote
, il y a des choses plus connues à nous et d’autres en soi
dans lesquelles nous pouvons englober les notions d’explications et de compréhensions.
Conditions
nécessaires:
1) subjective (par ex:
que je comprenne, ce que vous dites)
2) objective
(
avec un sens dû à son origine latine soit
expanandum)
si je comprends cela, ce n’est pas juste,
l’explication n’est pas bonne. Si je ne comprends rien, c’est juste
puisque je ne comprends rien.
Ces deux conditions sont indépendantes
et en conflit.
Chez Aristote il y a trois
chaînes de raison. J’explique A par B, B par C à l’infini. Il n’y a pas
de nombre plus grand que tous les nombres.
1) chaîne à l’infini
2) chaîne qui finit par se
mordre la queue
3) chaîne qui s’arrête
dans un fondement absolu.
Il faut expliquer chaque
chose individuellement , c’est le fondement absolu.
Un argument ne tient pas
lorsqu’ il semble condamné à
avoir comme conclusion l’argument même de sa prémisse.
Un argument à nu:
1) Je n’accepte rien sans
preuve
2) toute preuve
exige
d’être fondée sur un ou plusieurs prémisses
3) ne peut
se succéder à l’infini
Rien n’existe sans cause ,les causes ne peuvent pas s’enchaîner à
l’infini
,
il faut une cause absolu. Ainsi, il
faut croire ce qui est le moins incroyable.
Résistances à l’argument :
1) « connais rien
» version naïve, du type c’est idiot cette page de Web, cela ne
sert à rien version sophistiquée
La raison a ces limites. La
Foi doit reprendre ce que la raison ne peut soutenir. Dans sa dernière
encyclique, le pape Jean-Paul VI accepte la Foi et la Raison.
Personne n’invoque la Foi sans perdre son argument rationnel.
2) intellectuellement
responsable:
a) accepter la conclusion
b) trouver une raison de
rejeter le prémisse
c) trouver l’erreur dans
le raisonnement
Lemme
de Zénon
‘la somme infinie de
trajets finis est infinie
“la somme d’un nombre infini de trajets dont chacun est d’une
certaine dimension minimum au moins est infinie.
Il est impossible de préciser la grandeur minimum de chaque trajet
(
reducilo ad absurdum)
et
cela ouvre le domaine des math.
Il y a un choix de valeurs
fondamentales qu’il nomme:
Est:
toute souffrance est née du
désir
( bouddhisme) donc il faut
rejeter le désir
Ouest:
cultivez vos désirs car ils sont à la base de tout
plaisir.
Il n’existe pas de juges
compétents pour « trancher »
la seule recherche est psychologique.
Exemple accepteriez - vous d’être immortel?
Il n’y a pas de réponse.
Comment savoir si cela est mieux d’être immortel que mortel?
C’est un paradoxe, la
philosophie est la discipline la
moins capable de certitude mais elle dit ce qu’il faut faire. Ainsi, la philo
est:
1) vouée à la raison
2) ceci sans pouvoir la définir
à l’avance.
Si vous n’êtes pas
d’accord, la seule explication est possible d’un point de vue psychologique.
Rejeter le sacré, c’est
de la mauvaise foi.
Antithèse :
en vertu qu’il est impossible d’être tous
d’accord ,
la philosophie peut renier la raison sans trahir la philo.
Ce n’est que pour soi que
l’on est plus ou moins sûr que le subjectif est atteint. Ainsi,
il faut fouiller au plus profond du
sens caché, c’est important, c’est un sens philosophique fondamentale.
Le psychologie
ne peut jamais remplacer la justification. Observer ce qu’on fait
naturellement. Il est nécessaire de se demander comment ces raisonnements se
font.
En conclusion, peut-être
faut-il émettre qu’un intellectuel est voué à devoir toujours être contre !
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