
Beyrouth dans mon coeur, rhapsodie en bleu
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Haïkus 1 et d'autres sous: mes haikus 2, haïkus 3, haïkus 4
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Yeux lotus fermés Couché dans la pénombre
Un opiomane
Je serai pour toi Fleur de jasmin Parfumant tes nuits
Au fond du silence As-tu déjà écouté La terre qui tourne
Contre mon oreille Frisson de la nuit des temps Ton currucucù
Des grappes de
dattes
Aux couleurs de
miel camel
Sèchent au soleil
Combien de lunes faudra-t-il Avant que tu saches Que seul toi m'importes
Temps de farniente
Dans le jour gris qui s’étale
A perte de vue
Un vieux fellah
marocain
Faucille à la
main
Coupe l’herbe
sèche
L'Amour est un papillon Qui se meurt dans les filets Du temps
Douceur des pétales
Goût de la pomme sauvage
Amours illicites
Je ne crois en rien Pourtant tu te poses en moi Comme une prière
Sous le ciel bridé Dans un geste millénaire
Ils cueillent
le riz
Pronunciamento mi
Encore une fois
Les mots du désir
Pieds nus dans le sable
Un Bédouin attend
Que fleurisse le désert
A la saison des amours Le souk dans mon coeur Le capharnaüm
Sèche aux quatre
vents
L’or noir de la
Réunion
Vanille bourbon
Un
filet d’eau coule
Ruban de soie
lisse Dans le désert de Gobi
Le soleil se lève
Rouge comme du
bétel
Sur le fleuve
indien
Vêtu de sa solitude
Il prie doucement
Chante la tristesse
Vent tenace de décembre
Saudade d’hiver
Finement voilée
Pieds teintés
d’henné orange
Elle baisse les yeux
Silhouette soyeuse
Dans l’horizon flou
Viens dans ma bohème Le corps et le coeur Libres
Au soleil Levant
La bouche trop
rouge
De jolies Geishas
Ablution matinale
D’une concubine
La Chine
s’éveille
Pour savoir ce qu'est le feu Il faut s'y brûler De même l'amour
Je suis gadjée Et j'aime un rom Un voleur de poules
Au port de
Mergellina
Une fille de joie
Chaloupe des
hanches
I’m falling in love
Dans tes yeux d’ambre doré
Je me suis perdue
De Los Reyes
Des murs de
pierre sèche
Chaleur andalouse
Pour ce regard là J'ai jeté mon coeur Dans tous les feux de l'enfer
Djabal-Al-Tariq
Gibraltar
lointaine
Un rêve
d’Eldorado
J’ai goûté l’éternité
Sur ces lèvres là
Vibrer cymbalums
Pour vos fils du
vent de l’Est
Danser Gitanos
lls mâchent le
qat
A l’ombre des
murs de terre
Saada rêveuse
A l’ombre des
arbres
Des bouffées de
narghilé
Tirées en silence
Diga me amor
Dans le jour levant l’aurore
Que tu m’aimes encore
Batelier de Russie
Ta voix émeraude
Chante la Volga
Dans la nuit très hot
Sur tes paroles jazzy
J’ai swingué la vie
Des dazibaos
Taggés de freedom
Flottent au vent de Tien An Men
Le ton aigrelet
De la bise glaciale
Fige la fleur nue
Filles du soleil
Suspendues aux arbres
Orangeraies du Maroc
Enivrant mes sens
Odeur d’orchidée sauvage
Dans l’Orient moite
O crooner cubain
Dans la grise Havane
Tu chantes la Liberdad
Un coup de vodka
Réchauffe les mains gelées
D’une Babouchka
Con ti permisso
Laisse-moi le dérober
Gaiement frivole
Dans la burga bleue des femmes
Le vent libre afghan
Troublant le ciel clair
Cheminées de Silésie
Au souffle encombré
Défiant l’hiver
Le thé au beurre de yak
Embaume la yourte
Calmant l’hiver
Un samovar chante
Dans l’isba de la Taïga
Dans le jour rageur
Embrasser la joue du vent
Pour calmer sa fougue
Entre ciel et terre
Des Hutongs aux murs gris sans
âme
Quartiers de Pékin
Vieille au fichu noir
Traînant ses babouches
Sur la Grande Place Rouge
Ville mauresque
Odeur de safran orange
L’haleine d’un souk
L’hacienda muette
A l’heure de la sieste
Est ivre de paix
Dans les favelas
Sous les tôles
chaudes
L’amour trompe la
misère
Ecole buissonnière
Rêverie pleine d’outrance
Dans les
prés complices
Moulins à prière En bois séculaire Qui tournent dans la pénombre
Soudain l'oasis Dans le désert élégant Un grain de beauté
Après les olé
Tolède se voile de noir
Mort d’un torero
A l’encre de Chine
Une main jaune et ridée
Peint le crépuscule
Maisons de torchis
Protégeant à peine
Des rais du soleil broussard
La rizière sèche
Sous un soleil trop ardent
Impiété du jour
Une rose jetée
Comme un ultime baiser
Sur une tombe fraîche
Mon amour mauresque
Derrière mon éventail
Je ne vois que toi
Sont remplis des larmes
Des torturés de Khyam
Sous un sombrero
Il noie son chagrin d’amour
Tequila solo
De l’amour toujours
La promesse flamboyante
Iconoclaste et rêveuse
Ta voix chaleureuse
Le goût d’anis de tes lèvres
Amour salonique
Tes mots désuets
Antédiluvien amour
Me rendent glamour
Ton cœur veuf d’amour
Habille de noir
Tes yeux éperdument tristes
Le temps qui n’efface rien
Un accroche-cœur
Pour les amours fortes
Une main légère
A l’heure des épousailles
Frôle la dentelle
Ton rire éclabousse
Les si longs jours de l’attente
Joie des retrouvailles
Sur l’épaule nue
Une caresse azalée
Baiser éthéré
La musique forte
D’un amour échu
Habille mon cœur de noir
La bouche coquelicot
D’une Geisha triste
Baiser japonais Cette attentiste habitude
Fripant la passion
Ridant les je t’aime
Ton je t’aime et mon je
t’aime
Litho de l’amour
Dans tes bras j’oublie
Que le monde fout le camp
Amour amnésie
Projetés en nous
Comme des mirages au loin
Les souvenirs doux
Pour quelques dollars
Pour une poignée de riz
Elle dit à tous oui
Par manque d’amour
Les années de solitude
Enrochent les cœurs tristes
S’agrandit l’espace
Jusqu’à se briser
Strates du passé
Couchées sur le cœur
Géologie de la vie
Souvenirs fragiles
Entassés dans la mémoire
Tels des bibelots
Une voix une chaleur
Dans le grand appartement
Etouffent la peur
La vie étriquée
D’un couple mangeant sa soupe
Silence d’hiver
Dans la solitude
Il y a de grands espaces
Tout blancs et tranquilles
Femme solitaire
Sur un banc de pierre
Ombre grise dans la foule
Noël se fait humble
Dans la nuit profonde
Les larmes d’un solitaire
Dans la nuit veille
Etoile de solitude
Le petit berger
A perpétuité
Son paysage est strié
De barreaux de fer
Seul dans sa cellule
Sur le mur il trace
Les mots de
son hiver noir
Le prisonnier
Se penche
pour embrasser
Une fleur dans la cour
Idées enfumées
Un accro aux doigts jaunis
Tire sur sa
clope
Pétards bien mouillés
Au pays du crack
On croit sec au Nirvana
Une fillette pleure
Là au milieu des décombres
Sa poupée cassée
Sur sa paume rêche
D’enfant affamé
Roulent des grains de blé sec
Vogue le bateau
Serrés au fond de la cale
Des enfants esclaves
Un dernier regard
Jeté sur un coin de terre
Commence l’exil
Môme au cœur gelé
Dans le creux de tes mains
De la poudre blanche
Pas même un mirage
Dans le désert
De son cœur imbécile
Se laisser porter
Comme une perle d’eau pure
Sur le fleuve noir
Si le vent m’ignore
Sûr je m’y coule dedans
Je deviens son souffle
Vent atrabilaire
Ta mauvaise humeur
Fait frémir l’aube timide
Odeur de fraîchin
Délivrée dans l’aurore
D’un ciel tropical
Des larmes de Jade
Tombent du ciel chagriné
Il grêle à outrance
Pas de temps précis
Ni date dans le jour bleu
Les oiseaux s’en moquent
La journée grisâtre baille
S’étire s’allonge
Et d’ennui s’endort
Etalées dans le jour terne
Petites babioles
D’un marché aux puces
Contre la pierre figée
Un grand morbier
Balance le temps
Dans le matin frais La fragance du pain Sort d'un soupirail
Je ne suis que hiéroglyphe Qui tente lui-même de se déchiffrer
Quelque part au fond nous autres sommes bien seuls Notre désir dAmour reste un rêve fou qui s'échoue sur les rives de la réalité......
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©Copyright N.RUB
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