page d'accueil

 
 

Le Chant de Jean des Paniers et le chant des Bayards

 

  Chant de Jean des Paniers (Léon Vaglio) 

I.          Jadis, au temps de nos grand'mères

L'était un vieux ménétrier

Il fait la gloire des perrières

On l'appelait Jean des Paniers.

Les valses de sa clarinette

Faisaient tourner couples charmants

Au son joyeux de ses ariettes

Tout le pays dansait gaiement.

 

 

Refrain

 

Gai Lon Laire ! Gardons la mémoire

            Du joyeux ménétrier

Gai lon la ! Chantons sans nous lasser

La fameuse histoire de Jean des Paniers

 

II.         Un soir d'hiver, après la danse,

            Jean des Paniers rentrait chez lui

            Ses socques grinçaient en cadence

            Dans le silence de la nuit.

            Soudain, sous la lune blafarde

            Il voit sortir du bois voisin

            Un loup, un loup qui le regarde

            Et qui le suit sur le chemin.

 

 

            Refrain

 

III.        Tremblant près du loup qui s'approche

            Le musicien au coeur inquiet

            Cherchant une arme dans sa poche

            N'y trouve que des "bricelets"...

            Alors, pour se tirer d'affaire

            Jean des Paniers avec regret

            Les jette sur la route claire

            Comme jadis Petit Poucet

 

 

            Refrain

IV.        Hélas ! Bientôt la poche est vide...

            Le malheureux ne sait comment

            Calmer encor la bête avide

            Qui le poursuit obstinément.

            Le loup, de son oeil vert, le guette

            Il va croquer le pauvre Jean

            Mais lui, prenant sa clarinette

            A tout hasard souffle dedans.

 

 

           Refrain

 

V.         Le vieux sonneur de clarinette

            A sa musique voit soudain

            Le loup surpris baisser la tête

            Et s'aplatir sur le chemin

            Les yeux hagards, baissant l'oreille

            Le loup, au fond du bois s'enfuit,

            Et Jean, le tresseur de corbeilles,

            Tranquillement rentre chez lui.

 

           

            Refrain

 

Note sur Jean des Paniers

 

Tout un chacun connaît la fameuse histoire de Jean des Paniers qui était fort connu à la ronde pour ses talents de joueur de flûte et de faiseurs de corbeilles et paniers. Nous pensons cependant qu’il est judicieux de la rappeler brièvement. Un jour Jean des Paniers avait été, en pleine forêt, suivi par un loup (alors qu'il revenait des Verrières prétendent certains;) nous opterons plus volontiers pour une promenade dans les environs du Cernil. Après avoir cherché à satisfaire ce dernier avec les bricelets qu'il portait sur lui, Jean des Paniers vit arriver avec angoisse le moment où la provision serait épuisée. Ne sachant que faire, le ménétrier ajusta les tuyaux de sa clarinette et attendit le loup de pied ferme. " Voulait-il avant de mourir, jouer encore une fois de son instrument chéri et, comme le cygne des anciens, expirer en musique? C'est ce que je ne puis dire. Le loup s'avança hardiment, résolu d'en finir avec ces préliminaires qui n'avaient fait qu'aiguiser son appétit. Déjà, il ouvrait sa large gueule et se ramassait pour s'élancer lorsque, dans son oreille retentit le plus formidable canard qu'une clarinette de buis n'ait jamais enfanté. La bête s'affaissa sur ses quatre membres, les oreilles aplaties, les yeux hagards, la queue serrée sous le ventre. Un second canard, plus aigre, plus déchirant, plus désespéré que le premier mit le loup en fuite"

 

Jean des Paniers jura de se venger, se mit à l'affût, organisa un plan de campagne et réussit à tuer le loup. On fit couper une perche à laquelle l'animal fut suspendu pour être transporté en grande pompe. Les chasseurs, couronnés de sapin, précédés du musicien Jean des Paniers, firent une entrée remarquable dans le village. (D'après un article paru dans le Courrier du Val -de -Travers du 10 janvier 1953, le passage entre guillemets faisant référence à un texte d'Oscar Huguenin).

 

Mais qui était Jean des Paniers? Selon plusieurs documents il était le fils illégitime de Jean Blanc, que celui-ci avait eu avec une certaine Jeanne Létondal, française, femme de mauvaise vie. Notre Jean serait né en 1789. Sa mère, avec qui il vivait, était bergère en 1806 à St.-Sulpice, puis, en 1811, elle vient s'installer tout d'abord aux Jeannins et aux Parcs et ensuite à Fleurier, chez un certain Petitpierre, boucher. A cette époque Jean, qui avait 22 ans, alla s'établir aux Bayards où il prit femme en la personne de Charlotte-Sophie, née Barbezat, fille de Jean-Frédéric, du Grand-Bayard. Il mourut le 2 mai 1856, aux Bayards, à l'âge de 67 ans. Il laissait une fille derrière lui : Julie-Sophie née le 17 juillet 1811 et un garçon : Louis Constant, dit Bibi-Blanc (1820-1873)

 
 

Le chant des Bayards

 

I. Il est plus haut que les Verrières

Dans un des sites des plus charmants

Un bourg caché dans les perrières

Qu’il est beau, qu’il est ravissant 

Voilà Les Bayards

Grand, Petit Bayards

Ils sont beaux de toutes parts

Un bourg caché dans les perrières

Qu’il est beau, qu’il est ravissant !

II. La vieille église en sentinelle

A genoux au pied du clocher

L’église invite les fidèles

A venir tous au Bon Berger

Voilà Les Bayards

Grand, Petit Bayards

Ils sont beaux de toutes parts

L’église invite les fidèles

A venir tous au Bon Berger

III. Connaît-on plus grand pâturage

Que notre vaste communal ?

Vaches, veaux, bêtes de tout âge

Y broutent, font un long régal

Voilà Les Bayards

Grand, Petit Bayards

Ils sont beaux de toutes parts

Connaît-on plus grand pâturage

Que notre vaste communal ?

IV. Et les rochers, les pierres grises

Ont un air triste et désolé

Vienne le vent, souffle la bise

Alors on se sent isolé

Voilà Les Bayards

Grand, Petit Bayards

Ils sont beaux de toutes parts

Vienne le vent, souffle la bise

Alors on se sent isolés

V. Des maisons trois fois centenaires

Aux toits inclinés doucement,

Ressemblent fort à des grands-mères

Souriant aux petits enfants

Voilà Les Bayards

Grand, Petit Bayards

Ils sont beaux de toutes parts

Des maisons trois fois centenaires

Sourient aux petits enfants

VI. Allez, vous autres, dans les villes,

Ici nous sommes bien chez nous

L’église est tout en haut des tilles

Et ce village est tout à nous

Voilà Les Bayards

Grand, Petit Bayards

Ils sont beaux de toutes parts

L’église est tout en haut des tilles

Et ce village est tout à nous

VII. Dieu soit la garde du village

Qui est le plus cher à nos cœurs

Dieu rende les gens pieux et sages

Oui, c’est là le seul vrai bonheur

Voilà Les Bayards

Grand, Petit Bayards

Ils sont beaux de toutes parts

Dieu rend les gens pieux et sages

Oui, c’est là le seul vrai bonheur....

 

Rien au monde vaut Les Bayards

 

I.

Il est dans le Jura

Avant la montée du Cernil

Un bien joli village

Parsemé de nombreux feuillages

Les jeunes et les moins jeunes

Tous y vivent très heureux

 

Refrain

 

Rien au monde vaut les Bayards

Ses morgiers son communal

Son église un peu perchée

C’est mon Pays bien aimé

II.

Mais à échange scolaire

C’est une foule de petits Français

Qui viennent se requinquer

S’ébattre et apprendre à skier

Il y a une école

Et un home renommé

 

Refrain

III.

On y trouve des Huguenin

Des Chédel et des Zurbuchen

Il y a des Matthey

Des Jeanneret et des Montandon

On fait la marche à ski

Pour les grands les petits

 

Refrain

IV.

Le citadin y monte

Pour chercher la tranquillité

L’air n’est pas pollué

On respire l’odeur des sapins

Quelques-uns ont bâti

Avec goût un chalet

 

Refrain